LES OCEANS

LES OCEANS
Le 8 juin 2007 se tiendra la journée mondiale des océans. Cette manifestation a vu le jour à l'occasion du sommet de la Terre et des Nations Unies de Rio en 1992.
Au cours de cette journée, des animations et manifestations auront lieu sur les 5 continents, pour permettre une sensibilisation sur la santé des océans ainsi que sur une meilleure gestion de leurs ressources.


L'océan mondial : un état alarmant


Couvrant près des deux tiers de la planète, l'océan joue un rôle essentiel dans la régulation des climats, la qualité de l'eau et de l'air et le maintien de la biodiversité. Et pourtant sa dégradation ne cesse de s'amplifier depuis une dizaine d'années.
Les principales causes de ce triste constat sont principalement dues aux pollutions en tout genre et à la surexploitation des ressources halieutiques.

La surpêche, toujours et encore


L'augmentation constante du volume de poissons pêchés à des conséquences directes sur la diminution de la biodiversité en milieu marin : plus de 90% des espèces de poissons pêchés sont en voie de disparition et près de 50% des autres espèces commerciales sont menacées par l'industrie de la pêche. Dans les années 1970, la proportion des espèces en danger était d'environ 10% pour atteindre aujourd'hui plus de 30%.

Parmi ces espèces, demeurent toujours les baleines qui, malgré le moratoire de 1986 de la Commission Baleinière Internationale, sont toujours chassées par des pays comme le Japon et la Norvège dans des zones pourtant classées comme sanctuaires.

Réchauffement climatique


L'océan connaît malheureusement d'autres causes de dégradations principalement liées aux activités humaines.

Le réchauffement climatique dû à l'augmentation des gaz à effet de serre a un impact direct sur la fonte des glaces et l'augmentation du niveau de la mer mais aussi sur la modification des courants marins.
Cette hausse globale de la température engendre des conséquences sur toute la chaîne alimentaire marine. Un exemple avec la diminution drastique de la banquise sous laquelle se développe le phytoplancton qui nourrit quantité de petits crustacés comme le krill.
Phénomène quasiment invisible à l'½il nu, il devient nettement plus marquant lorsque l'on réalise que le krill est la principale source de nourriture de nombreuses espèces de baleines qui aujourd'hui luttent pour s'alimenter.

Emissions de gaz carbonique


De plus, l'océan absorbe le surplus de CO2 de l'atmosphère (chaque jour, 25 millions de tonnes de gaz carbonique se mêlent à l'eau de mer) en entraînant une acidification de l'eau qui à des conséquences terribles sur les squelettes externes de certains organismes marins.
On estime que si le taux de CO2 atmosphérique ne cesse d'augmenter, le taux d'acidité dans l'eau de mer de certaines régions du globe provoquerait la dissolution des coquilles de certains mollusques comme les ptéropodes (nourriture de base pour des organismes allant du zooplancton aux baleines) mais aussi la destruction des coraux, habitats pour de nombreux poissons et autres animaux marins.
80% de la pollution des océans provient des terres.

Outre le réchauffement climatique, la pollution des océans par les produits chimiques comme les produits organiques persistants (POP), le pétrole et les métaux lourds entraînent des dérèglements hormonaux, problèmes de reproduction et autres cancers.

Les détritus ou débris marins affectant tous les océans du monde sont quant à eux responsables de nombreux décès d'animaux qui comme les tortues, les albatros, les baleines les phoques et les poissons les ingèrent par mégarde ou s'y emprisonnent.

Quelles solutions ?


Pour que l'on puisse imaginer pouvoir stopper le nombre croissant d'animaux qui viennent grandir les listes des espèces menacées ou disparues, on estime qu'il faudrait créer un réseau mondial d'aires protégées couvrant au moins 30% de la surface des océans.
Dans le cadre de la journée mondiale des océans et afin de soutenir ce projet, Greenpeace fait appel, le 7 juin prochain, à tous les écocitoyens, pour manifester en faveur de la création d'un réseau couvrant 40% des aires maritimes.


# Posté le lundi 18 février 2008 07:08

Modifié le mardi 03 juin 2008 12:34

LE CIRQUE

LE CIRQUE
Mme Nelly Olin a annoncé la modification de la législation concernant les animaux dans les spectacles itinérants visant à interdire les hippopotames, rhinocéros et girafes dans les cirques.
Pourquoi interdire seulement ces trois espèces ? Serait-ce parce qu'elles sont presque totalement absentes des cirques ?
Le dernier rhinocéros a disparu en 2006, par conséquent, sur plus de 1200 animaux détenus dans les cirques, seuls 8 hippopotames et 3 girafes bénéficieraient de la révision d'une législation datant de presque 30 ans.



One Voice travaille depuis 4 ans pour que soit modifié l'arrêté de 1978 estimé largement insuffisant et une délégation a été reçue au Ministère de l'écologie à maintes reprises.
Notre message est clair : oui au cirque sans animaux !

Cela existe déjà et les itinérants ne font pas moins de recettes. Peut-être même pourrions-nous dire au contraire car les spectateurs sont de plus en plus nombreux à ne pas apprécier la performance d'un éléphant qui fait le beau, ou d'un fauve qui saute à travers un cerceau en feu, pour ne citer que ces exemples en soulignant cependant que les fauves ne sont pas cités dans la déclaration ministérielle, sans doute faite un peu trop hâtivement, au bout de 4 ans.
Si tous ces numéros de cirques faits avec des animaux relèvent d'une discutable performance, ces performances sont réalisées en vue de quoi ?

La domination de la nature sauvage réduite à l'état d'esclave. Et ce n'est peut-être pas un hasard si les circassiens parlent de la condition de leurs animaux en termes de « détention ».
La toute puissance de l'humain sur toute vie ? Voyons clairement ce que cette toute puissance produit et où elle nous conduit.
Trafics, massacres, disparition des espèces.

Bien sûr désormais, l'achat d'animaux sauvages est réglementé hors territoire, les zoos ont évolué considérablement et ne vendront plus jamais un éléphant à un cirque. Nous pourrions donc attendre que les derniers « détenus » meurent tout simplement.

Cette position ne serait en aucun cas dans la ligne éthique que nous défendons.
La souffrance qu'impose le dressage à l'animal, à contrario de sa nature n'est pas plus supportable qu'acceptable. Il en est de même pour sa condition de « détenu » et inutile rêver, cette condition et son rapport à l'humain, n'a pas grand chose à voir avec le film « l'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux ». Il y a une marge entre le fouet et la parole, l'amour qui aliène et l'amour qui rapproche avec patience sans rien casser, sans violence et qui respecte les différences.
Pour qui aime les animaux, cela est limpide. Tout être qui respecte l'animal dans ce qu'il est, se respecte soi-même et respecte son prochain .

Ne sommes nous pas nous mêmes une espèce animale ?

# Posté le lundi 18 février 2008 07:23

Modifié le mardi 03 juin 2008 12:33

MALTRAITANCE H0MMES / ANIMAUX : LE LIEN

MALTRAITANCE H0MMES / ANIMAUX : LE LIEN
Depuis 30 ans, le lien entre la violence envers les animaux et envers les personnes est devenu de plus en plus évident. Selon les mots du professeur Andrew Linzey, fondateur et directeur de l'Oxford Centre for Animal Ethics (OCAE), de création récente, 'la cruauté envers les animaux n'est pas seulement injuste pour les animaux : on constate maintenant, d'une façon de plus en plus évidente, que la cruauté envers les animaux est préjudiciable aux êtres humains'.


Afin d'étudier ce lien, l'OCAE et la League Against Cruel Sports ont organisé le 18 septembre 2007, à Keble College, à Oxford, une conférence internationale inédite sur le thème The Relationship between Animal Abuse and Human Violence. À cette conférence, parrainée par One Voice, ont participé les plus éminents spécialistes de ce domaine d'étude. Étaient présents des professionnels du bien-être animal, de la protection des enfants, de la prévention des délits et des crimes, du droit, du social, de l'éducation et des sciences vétérinaires provenant des cinq continents.

Au cours de cette conférence, on a analysé les preuves de ce lien, sa signification possible, sa portée morale et ses implications en matière de politique sociale et légale future.

Les preuves de ce lien sont 'incontestables'

'Depuis 1987, les psychiatres admettent que la maltraitance des animaux est un symptôme important d'un comportement antisocial dans le présent et potentiellement dans le futur' a expliqué Frank Ascione, professeur de psychologie à l'Université d'État de l'Utah et éminent pionnier dans l'étude du lien entre le mal fait aux animaux et la violence interpersonnelle.
Ascione, qui s'est félicité de la tenue de cette conférence en y voyant `une étape décisive pour l'évaluation de nos connaissances actuelles sur ces questions', l'a inaugurée en présentant la synthèse de trente ans de recherche sur ce lien.


Comme Frank Ascione l'a déclaré aux participants, des recherches montrent que la maltraitance des animaux est particulièrement répandue dans les foyers dans lesquels les enfants sont maltraités ou dans lesquels la femme est frappée par son compagnon.

Cette idée a reçu le soutien d'une autre spécialiste éminente, Eleonora Gullone, professeur associé de psychologie à l'université Monash, en Australie. Il est 'incontestable que l'agression dirigée vers les animaux et l'agression dirigée vers les humains ne constituent pas deux comportements distincts : de façon prévisible, les deux comportements sont liés' a-t-elle déclaré. `En fait, la maltraitance des animaux peut servir d'indicateur des autres types de violence avec une précision remarquable, qu'il s'agisse de la violence familiale, de la criminalité ou de la maltraitance des enfants.'

Crimes envers les animaux et crimes envers les humains

Le Centre national pour l'étude des crimes violents du FBI prend très au sérieux le lien entre cruauté envers les animaux et violence envers les humains. Alan C. Brantley, agent spécial du FBI aujourd'hui à la retraite, a évoqué une liste qu'il avait élaborée à l'attention des agents chargés du maintien de l'ordre pour l'évaluation des individus soupçonnés d'être dangereux. Il était révélateur de constater que la moitié des 16 traits de caractère qu'il avait identifiés chez les délinquants violents étaient liés à la maltraitance des animaux.
Comme l'a déclaré Jack Levin, célèbre professeur de sociologie et de criminologie à l'Université Northeastern de Boston, dans un discours intitulé “Le lien entre la maltraitance des animaux et les meurtres en série à caractère sadique”, la plupart des criminologues admettent que la violence exercée contre les animaux permette de prédire une violence future envers les animaux et envers les gens.

Il a appelé les décideurs publics et les responsables d'éducation à apporter une aide à tous les enfants qui font du mal aux animaux. 'Ce faisant, nous limiterons aussi la cruauté envers les animaux.'[/c]

Collaboration entre les associations


Il a été constaté que, dans le monde entier, les preuves de ce lien devenant plus visibles, les habitudes étaient en train de changer, et que l'on voyait apparaître des programmes concrets de collaboration entre des vétérinaires, des spécialistes de l'audit du bien-être animal et des organismes de protection de l'enfance.
Certains États des États-Unis obligent maintenant les vétérinaires et autres professionnels du bien-être animal à signaler, de la même manière que les médecins et les agents de police, tout cas de suspicion de maltraitance d'enfant. Au Royaume-Uni, la SPA britannique et l'association nationale de protection de l'enfance ont adopté des protocoles de signalements croisés.


Et les associations travaillent de concert à développer des programmes d'adoption des animaux pour venir en aide aux victimes humaines et animales de la violence.
Ces programmes sont nécessaires parce que les foyers d'accueil n'acceptent pas les animaux de compagnie, si bien que les femmes exposées choisissent souvent de rester avec leur partenaire violent, pour ne pas laisser leur chien ou leur chat.


L'avenir

Suite à cet événement, les recherches dans ce domaine vont s'accélérer. Les gouvernements du monde entier ne peuvent plus rester sourds et doivent considérer les violences faites aux animaux comme un problème social prioritaire.
Traiter ce problème bénéficiera à la société tout entière et aidera à mettre fin à l'exploitation barbare des animaux par les humains.


Dans son discours intitulé “Elevages industriels : la violence institutionnalisée”, Jeffrey Moussaieff Masson, psychanalyste et professeur à l'Université d'Auckland, a établi un lien entre l'indifférence généralisée vis-à-vis de la cruauté des élevages en batteries et la négation des violences sexuelles perpétrées sur les enfants `qui a caractérisé la psychiatrie, la psychologie et la psychanalyse au cours du XXe siècle'. Il a affirmé l'urgente nécessité d'une étude de la “psychologie du déni” dans chacun de ces deux domaines, si l'on voulait espérer que le monde soit un jour moins violent. Masson est l'auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels "Quand les éléphants pleurent".

# Posté le lundi 18 février 2008 07:40

Modifié le mardi 03 juin 2008 12:33

CHEVAUX

CHEVAUX
Il y aurait aujourd'hui près d'un million de chevaux en France. S'ils sont majoritairement considérés comme des animaux familiers, ils sont encore vus par certains comme des animaux de boucherie. Certes, la consommation ne cesse de chuter en France (elle a reculé de 60% entre 1980 et 2001), mais il demeure encore des boucheries chevalines où la plus noble conquête de l'homme est débitée en morceaux.

Chute de 17%


36.000 chevaux ont ainsi été abattus en 2002, selon les statistiques du ministère de l'Agriculture contre 44.000 en 2001.
Les chiffres de 2003 devraient être encore en baisse.
Les élevages en France se font de moins en moins nombreux. Selon une étude de l'Ovival (Office national interprofessionnel des viandes, de l'élevage et de l'aviculture), 4628 chevaux ont été importés en France à fins de boucherie soit une chute de 17% comparé à la même période de 2002. Les importations d'animaux vivants ne représentent plus que 6% de la consommation, ils viennent notamment de Pologne et d'Espagne. Par ailleurs la France a exporté 4.304 chevaux pour la consommation humaine, essentiellement vers l'Italie.

Poulains


Et encore lorsque l'on parle de chevaux, devrait-on écrire poulains.
En effet, les Haras nationaux dans une fiche statistique consacrée à l'élevage de chevaux indiquent que : « La majorité des poulains [de trait] est élevée pour produire de la viande. Ils sont abattus lors de leur première année (ils ont entre 6 et 9 mois et sont appelés «laitons») ou de leur seconde année. Le reste sert au renouvellement du cheptel de reproducteurs ou est destiné à d'autres utilisations (attelage, débardage...).
D'après une enquête, les jeunes chevaux de trait représenteraient 29% des chevaux abattus. Les 71% restants sont constitués de chevaux adultes de réforme (48% de chevaux de sang et 23% de chevaux de trait) ».

Manège


Car, effectivement si les chevaux de trait sont élevés pour finir à la boucherie, entrent aussi dans les abattoirs des chevaux de course ou de manège qui sont devenus trop âgés pour être montés, ou bien encore de jeunes animaux de trois ans environ qui ne répondent pas à des critères de performance suffisants. Cela représente un cheval abattu sur deux.

Point de vue d'expert


Si dans notre pays, les éleveurs et industriels de la filière équine font profils bas, car ils savent que leur activité n'est guère appréciée, au Québec, ils n'ont pas ces pudeurs.
Un site d'une boucherie canadienne lève donc, sans fard aucun, le voile sur la réalité de ses pratiques.
Il est ainsi écrit : « Un dicton populaire affirme: <<vieux boeuf, mauvaise viande; vieux cheval, bonne viande !>>. Les connaisseurs, en effet, apprécient le cheval âgé parce que la viande est alors mûre et à point. L'étal de la boucherie hippophagique propose deux sortes de viande: celle du poulain qui donne une viande blanche, pendant nutritif du veau, neutre de goût, très digestible, et celle du cheval adulte ».

Réforme


Et de préciser : « S'il est bon à 3 ou 4 ans, le cheval est délicieux après sa septième année. Il se consomme jusqu'à un âge avancé s'il n'est pas soumis à un travail pénible. Il est intéressant de signaler qu'un cheval peut vivre jusqu'à 25 ou 30 ans ». Autrement dit, les vieux chevaux dits de réforme finissent en steaks.

Serviteurs


Cette même boucherie répond aussi sans ambage à la question de son approvisionnement : « Mais d'où viennent ces chevaux destinés à la boucherie?
Certainement pas cas d'obscures porcheries, ni d'élevages de volailles ou de veaux en batterie. Il y a d'abord les chevaux d'équitation que leurs propriétaires ne peuvent plus nourrir (le cheval est une bête exigeante et gourmande), les chevaux de courses gravement blessés (fractures) ou irrémédiablement réformés pour boiteries incurables. Autant de problèmes qui ne sauraient affecter la qualité d'une viande. On voit aussi de temps à autre quelques vieux serviteurs (vieux cheval synonyme bonne viande) solides et bien musclés, que les tracteurs ont impitoyablement éliminés des fermes. Mais dans tous les cas, ce sont des animaux nourris aux <<petits oignons>>. ».

Transport


Toujours selon les Haras nationaux il n'y avait plus en France que 1500 boucheries chevalines en 2001. Certes, les chiffres sont en recul. Mais cela ne doit pas faire oublier que les chevaux importés subissent de très longues heures de transport dans les camions avant d'arriver dans les abattoirs. En outre, une certaine opacité règne sur ce type d'importations, ce qu'avait souligné un rapport de la Commission européenne au moment de l'affaire de contamination par la trichinellose en France en 1998. En effet, la viande de cheval, mal cuite, peut tuer son consommateur.
Tant et si bien, qu'en France, la législation interdit de proposer de la viande de cheval en restauration collective.

Comment la filière équine voit les consommateurs


Il faut voir comme on nous parle ! Une étude de l'Ofival (Office national interprofessionnel des viandes, de l'élevage et de l'aviculture) sur « la filière chevaline en France » permet de mieux connaître la consommation en France, mais aussi le point de vue des producteurs.
Cette étude a pour objet de relancer la consommation en France.

Ainsi on y apprend que seuls 23% des ménages français mangeaient de la viande au moins une fois dans l'année en 1998, alors que 43% sont présentés comme réfractaires à la consommation de viande de cheval.
Ce que l'Ofival analyse ainsi : « Plus de 40% des ménages sont irrécupérables... »

Les peaux aussi


Les chevaux ne sont pas abattus que pour leur viande. Leur peau est aussi utilisée. C'est le cas notamment des poulains dont le cuir est prisé pour la réalisation de chaussures de luxe. La peaux des jeunes chevaux est aussi employée pour la confection de sacs, mais aussi de manteaux.


# Posté le lundi 18 février 2008 08:07

Modifié le mardi 03 juin 2008 12:31

DAUPHINS

DAUPHINS
Ric et Helene O'Barry sont revenus à Taiji, fin février 2005. Les envoyés de One Voice ont, une fois de plus, tenté de montrer les atrocités commises lors des massacres de dauphins dans ce port de pêche japonais. Le but est, bien sûr, de convaincre les autorités japonaises de renoncer à cette pratique cruelle. Et pour cette nouvelle mission, notre équipe a eu la satisfaction de voir qu'en sa présence, les massacres se sont interrompus.

Traces de sang


Il serait, en revanche, prématuré de crier victoire. En effet, les tueries ont repris dès le départ de notre équipe. Déjà, Helene et Ric, lors de leur arrivée dans le port, ont pu constater que des fraîches traces de sang souillaient encore les murs des salles d'abattage.
En outre, les bateaux, même s'ils ne sont pas sortis temporairement ,étaient toujours parfaitement équipés pour la chasse au dauphin.

Captures


Il faut savoir que parallèlement à la chasse, les pêcheurs de Taiji capturent des dauphins pour le compte de delphinariums.
C'est ainsi que dans des enclos ,dix huit dauphins étaient en attente de départ pour les îles Fidji et dix huit autres vers les îles Salomon. L'action des associations de défense animale présentes sur place, a permis de reporter ces expéditions, mais elles demeurent toujours d'actualité. De surcroît, notre équipe a pu observer que de nouveaux enclos ont été aménagés dans le port, ce qui signifie que ce trafic s'intensifie. Faire pression pour obtenir la fermeture des delphinariums demeure une priorité, car c'est ainsi que cesseront les trafics et les massacres.

Musée des horreurs


Par ailleurs, la veille de son départ, l'équipe de One Voice a appris que 8 dauphins, capturés en octobre 2004, étaient détenus dans un soi-disant musée de la baleine. Il s'agit en fait d'un musée sur la chasse à la baleine qui présente l'histoire de cette pratique au Japon.
On y trouve, par exemple, dans leur boutique de souvenirs, de la viande de mammifère marin. Les enclos dans lesquels sont enfermés les dauphins sont les plus petits qu'il ait jamais été donné de voir à Ric et Helene O'Barry. Les animaux peuvent à peine s'y mouvoir. Ils n'ont pas d'accès à l'ombre. Résultat : ils présentent de larges taches brunes sur leurs corps, dues à des coups de soleil. Les huit dauphins, quatre femelles et quatre mâles ont été vendus à un delphinarium chinois au prix de 50.000 dollars chaque.
Notre équipe a quitté le Japon le 5 mars. Durant son séjour aucun massacre n'a eu lieu. Cela donne à penser que si des équipes se relayaient sur place tout au long de la saison de chasse, celle-ci n'aurait plus lieu d'être.

Au lendemain de leur arrivée pour leur nouvelle mission, Ric et Helene O'Barry, les envoyés de One Voice, ont vu le le 27 octobre, les pêcheurs revenir dans le lagon, accompagnés d'environ une vingtaine d'hommes revêtus de blousons dont certains portaient la marque du "Taiji Whale Museum", du "World Dolphin Resort" et de la "Dolphin Base". Ces trois établissements sont situés à Taiji. Il s'agissait, à l'évidence, de dresseurs de dauphins. Ils étaient là pour sélectionner les animaux ayant le meilleur profil pour être exploités dans des spectacles ou des centres de natation en compagnie de dauphins.

Cent mammifères marins tués


Ric et Helene O'Barry ont assisté, les 29 octobre et 5 novembre 2004, à la destruction de groupes entiers de dauphins de Risso, des mammifères marins que l'on rencontre dans toutes les mers chaudes de la planète, comme en Méditerranée, par exemple. Au total, plus de 100 de ces mammifères marins ont été tués.

Des témoins gênants


La présence de deux représentants de One Voice gêne considérablement l'activité des pêcheurs. En témoignent leurs tentatives d'empêcher Helene et Ric de travailler correctement. Ils ont ainsi ceinturés de fil de fer barbelé les arbres sur lesquels nos envoyés avaient pris l'habitude de grimper pour observer les massacres.

Travail en commun


Cependant, par leur patient travail de terrain, par leurs descriptions des massacres, Helene et Ric sont en passe de faire cesser les tueries de dauphins au Japon. Un travail qui n'aurait pas été aussi abouti sans l'aide de l'Earth Island Institute (EII), une association américaine et l'Elsa Nature Conservancy, une organisation japonaise courageuse et efficace. C'est d'ailleurs la première fois qu'une association japonaise accepte d'½uvrer conjointement avec des homologues occidentaux. En effet, au Japon, les actions « coup d'éclat » sont extrêmement mal vues. Il s'agissait donc de les assurer que notre mission n'avait pas pour but de faire parler de nous, mais d'agir pour que les massacres disparaissent définitivement.

Crimes contre la nature


Et cela porte ses fruits. Les pêcheurs se sentent maintenant menacés. Un reportage diffusé récemment sur la BBC, qui reprenait nos images, a une fois de plus montré dans le reste du monde ce qui se passe dans les ports japonais. L'indignation est telle face à ces crimes contre la nature, que les autorités japonaises ne pourront plus guère longtemps continuer de cautionner la chasse aux dauphins. Les pêcheurs le savent si bien, que la rage au c½ur, ils en sont à envisager une reconversion.

Crainte des reportages


Preuve que les chasseurs se sentent observés, selon notre partenaire, l'association japonaise Elsa Nature Conservancy, le 11 novembre,.en raison de la présence de plusieurs équipes de reporters locaux, les pêcheurs ont voulu faire preuve d'humanité. Ils ont décidé de relâcher les 80 dauphins restants. Cependant, cette magnanimité doit être relativisée : la plupart des animaux étaient blessés ou en état de choc. Bien peu survivront effectivement.

Pression de l'opinion publique


Il n'en reste pas moins que c'est la première fois que les pêcheurs se montrent sensibles aux campagnes des défenseurs des animaux.
Non pas qu'ils aient été convaincus par nos arguments (ils ont vu dans la reprise de la chasse, au bout de cinq années d'interdiction, une occasion de former de nouveaux pêcheurs), mais parce qu'ils comprennent que leurs activités sont réprouvées partout ailleurs dans le monde. Ils redoutent plus que tout que le gouvernement japonais ne soit contraint, sous la pression de l'opinion publique internationale, d'interdire la chasse aux dauphins.

A 6h30, les chasseurs commencent à conduire les dauphins prisonniers du lagon vers la plage. Pour y parvenir, ils disposent des filets qui poussent les cétacés vers le rivage. La panique des dauphins croît au fur et à mesure que leur espace se restreint. Les plongeurs se dirigent dans l'eau avec des cordes. Ils s'en servent pour attacher la queue des dauphins et les tirer sur la plage. L'opération se fait au son des cris de détresse des dauphins. Des hurlements qui ne cessent de s'amplifier lorsque les plongeurs les ramènent vers le rivage. Des femelles et leurs petits sont séparés.

Stress intense


Les dresseurs, qui pour certains portent le logo de « Dolphin Base » sur leurs combinaisons, alignent les animaux dans des eaux peu profondes, à deux pas de la plage de galets. Les dauphins n'avaient jamais connu les effets de la gravité jusqu'alors. Ainsi retenus au sol, tout le poids de leur corps fait pression sur leurs organes internes (poumons, foie et c½ur). Ceci provoque un stress intense, tout particulièrement pour les femelles gestantes.

Animaux empilés


Des tentes, faites avec les bâches bleues, ont été montées sur la plage afin de nous empêcher de filmer les dauphins échoués. Mais lorsqu'elles sont emportées par le vent, nous voyons que de très nombreux dauphins sont littéralement empilés les uns sur les autres, se débattant violemment.

Brancards


Les dresseurs commencent à choisir les dauphins qui répondent à leurs critères. Ils recherchent visiblement de jeunes femelles sans défauts. Les dauphins qui ont été blessés sont systématiquement écartés. Les animaux sélectionnés sont placés sur des brancards, suspendus à un côté du bateau et conduits dans les enclos maritimes du port de Taiji.

Traumatismes


Dans la nature, les grands dauphins demeurent au moins cinq ans avec leurs petits. Durant cette période, ils sont inséparables, nourrissant des relations intenses caractérisées par une profonde affection. Il est facile d'imaginer le traumatisme subi par une femelle à laquelle on arrache ainsi son petit.

Sélection


La sélection des dauphins dure des heures.
Les animaux qui n'ont pas encore été sortis de l'eau sont plongés dans une panique totale. Certains se cognent aux filets dans une ultime tentative d'évasion. D'autres s'étranglent sous l'eau dans ces mêmes filets. Incapables de revenir respirer à la surface, ils meurent noyés après une lente asphyxie. Tout autour des dresseurs, les dauphins blessés suffoquent, mais ces hommes ne manifestent que de l'indifférence. Une attitude profondément choquante mais peu surprenante... A quelques mètres d'eux, un dauphin adulte se bat, impuissant, contre les filets qui le retiennent, pendant plus de 20 minutes. Les dresseurs ne font rien pour l'aider.

Jeune abandonné


Un tout jeune dauphin, âgé de moins d'un an, est livré à lui-même dans un coin du lagon.
Il a été séparé de sa mère et semble perdu dans ce chaos. Il sera parmi les derniers à être ramené sur la plage. Mais il est trop jeune selon les critères des delphinariums. Il ne fera pas partie de la sélection. Au bout de plus de trois heures, les dresseurs ont fini leur travail. Les animaux qui étaient trop vieux, trop jeunes, trop gros, trop blessés ou présentant trop de défauts sont remis à l'eau avant d'être tués

C'est dans le village de pêcheurs de Taiji, situé au sud du Japon, à la pointe de la péninsule qui s'étend dans l'océan Pacifique, que notre équipe a décidé de mener ses investigations. Le lieu ne doit rien au hasard, c'est ici que voici 400 ans a commencé la chasse aux dauphins dans ce pays. Le nombre total de cétacés tués chaque année au Japon est estimé à 22 000. Au cours des vingt années passées, plus de 400 000 mammifères marins ont été tués par les chasseurs japonais.

Mur de bruit


Pour traquer les dauphins, les chasseurs se rendent sur leurs lieux de migrations. Lorsqu'ils repèrent un bande de dauphins, ils les suivent, leurs bateaux les uns derrière les autres. Puis ils plongent l'extrémité de perches d'acier dans l'eau, de chaque côté de leurs embarcations et frappent dessus avec un marteau. Ces perches servent en quelque sorte de caisses de résonance sous-marines. Elles amplifient le son fait par les coups répétés.
Cela finit par créer un mur de bruit, qui provoque la panique chez les dauphins. Pour tenter d'échapper à ces sonorités qui les effraient, ils rebroussent chemin. Les chasseurs n'ont plus qu'à les diriger vers un lagon, comme un troupeau de moutons.
Là, une fois la bande de dauphins passée, ils condamnent l'entrée de la baie avec des filets. Piégés dans des eaux peu profondes, les animaux ne peuvent éviter les crochets et les couteaux de leurs assaillants, qui les saignent à mort.

Bâches bleues


Lorsque notre équipe a parcouru le lagon qui sert à piéger les dauphins, elle a remarqué de grandes bâches bleues sont empilées sur la plage. Elles devaient servir à recouvrir les eaux du lagon quand les dauphins étaient tués pour que nous ne puissions pas filmer la scène.
« Viande qui nage »

En dépit de cela, Helene et Ric O'Barry décident de rencontrer les autorités locales et les chasseurs. Une rencontre jusque là inédite entre défenseurs des animaux et défenseurs du massacre. M. Surimori, le représentant des pêcheurs, précise qu'ils ne veulent pas que les images de l'abattage des dauphins soient vues dans le reste du monde, tout en ironisant : «Vous autres, Occidentaux, trouvez les dauphins mignons. Nous, non. Nous les voyons comme de la viande qui nage. »

Entreprise de divertissement


Constamment gênés dans leur travail et menacés, Helene et Ric ont tout de même pu constater qu'au lendemain des massacres, il y avait une vingtaine de camions dans le lagon et que l'un d'eux portait le logo « World Dolphin Resort ». Il s'agit d'une entreprise de divertissement, qui propose des spectacles mettant en scène des cétacés, mais aussi un programme de nage avec les dauphins. Cette société travaille avec une compagnie nommée « Dolphin Base », domiciliée à Taiji. Il s'agit d'un courtier qui propose des dauphins, capturés lors des chasses, à des delphinariums au Japon et à l'étranger

Une coalition d'associations internationales (Elsa Nature Conservancy - Japon, Earth Island Institute - Etats-Unis, et One Voice - France) se bat pour mettre fin au plus important massacre mondial de dauphins, au Japon. La coalition est en possession d'une note interne rédigée par la fédération japonaise des aquariums et parcs zoologiques à destination de ses membres. Cette note sollicite des acheteurs pour les dauphins capturés pendant les massacres.
Selon Ric O'Barry, ancien dresseur de Flipper et spécialiste des mammifères marins à One Voice: “La chose la plus choquante dans ce document, est que la fédération encourage ses membres à demander encore plus de dauphins que le nombre actuellement autorisé par la législation.”

Chaque année, les pêcheurs traquent les groupes de dauphins dans les eaux peu profondes et les tuent par milliers pour la viande. Et les delphinariums subventionnent la tuerie en achetant au prix fort quelques “beaux” spécimens. Sans ces ventes, la “pêche” aux dauphins ne serait pas viable et cesserait.

La note interne évoque une réunion entre les représentants de la fédération et les pêcheurs de Taiji.
“...dans le but d'assurer la pérennité des captures de cétacés et une offre stable, il est nécessaire de connaître l'avis des pêcheurs de dauphins et des delphinariums en ayant besoin.”

“Actuellement, quand les dauphins sont capturés, ils sont triés vivants. Certains individus destinés à la captivité sont sélectionnés, le reste est utilisé pour la viande."

“Les dauphins bleus ne peuvent pas être capturés pendant la pêche à Taiji car ce n'est pas autorisé. Cependant, si la capture de cette espèce était autorisée à l'avenir, cela bénéficierait aux pêcheurs et aux delphinairums... Faire une demande de permis pour capturer une nouvelle espèce de cétacés exigerait qu'il y ait un besoin. Par exemple, pour un but éducatif. Nous envisageons de diffuser un questionnaire pour déterminer les souhaits des delphinariums en matière de dauphins bleus, et d'utiliser les résultats pour déposer une demande de permis de chasse à Taiji pour cette espèce.”

Partout dans le monde, l'industrie de la captivité a utilisé les massacres pratiqués au Japon pour capturer des dauphins pour ses “spectacles”. Le public serait éc½uré s'il connaissait la vérité sur le sort de ces milliers de dauphins morts pour que quelques uns d'entre eux finissent confinés dans des bassins de béton et survivent en faisant des pitreries ridicules.
Ces massacres doivent cesser, ainsi que l'exploitation des dauphins pour les parcs d'amusement.

Depuis maintenant plus de deux ans, One Voice dénonce les massacres de dauphins et leur lien avec l'industrie de la captivité. Malheureusement, loin d'avoir cessés, ils ne se font aujourd'hui que plus discrets... C'est à la racine du mal qu'il faut donc s'attaquer.

Une chasse sans pitié


Aux îles Faeroe, aux îles Salomon et surtout au Japon, les dauphins sont chassés pour leur viande depuis plusieurs siècles. Mais cette pratique barbare, tant par ses méthodes que par la nature de ses victimes, ne perdure aujourd'hui que grâce au soutien de l'industrie de la captivité.
En effet, chaque chasse est l'occasion de vendre les plus beau spécimens à des courtiers en dauphins, qui les cèderont ensuite contre une somme importante à des delphinarium du monde entier, ou même directement à des dresseurs.

Le statut des dauphins souffleurs


Si les dauphins sauvages sont intégralement protégés en France, ça n'est pas le cas au niveau international. En effet, inscrits en annexe II de la CITES, leur chasse et leur commerce ne sont pas interdits. Parce qu'ils ne sont pas menacés d'extinction, on peut continuer à les massacrer... Les dauphins ont beau réussir de multiples tests d'intelligence, se reconnaître dans un miroir, ou même posséder un véritable langage et différents dialectes, cela n'est pas suffisant pour les protéger ! Comme nous cousins les grands singes, ils souffrent de l'aveuglément des humains.

L'action de One Voice


Jusqu'à présent, One Voice est allé à la rencontre des pêcheurs, au c½ur des massacres. Dénoncer cette pratique était un premier pas important mais pas suffisant.
Loin de cesser, les massacres se sont simplement faits plus discrets. Pourtant, leur pérennité ne tient qu'à un fil. Sans les delphinariums qui les financent, les chasses cesseront car le marché de la viande de dauphin n'est pas suffisamment rentable à lui seul (d'autant qu'elle contient de fortes concentrations en mercure !). Et sans public pour les shows, sans candidats à la « nage avec », les delphinariums n'achèteront plus de dauphins... C'est donc à la racine du mal qu'il faut s'attaquer, en s'opposant à la captivité et à la sombre exploitation des cétacés !

Une alternative pour les pêcheurs


Faire cesser les massacres ne signifie pas priver d'emploi les pêcheurs de dauphins. Fort de leur expérience, ils ont accumulé un savoir immense depuis plusieurs générations et savent où trouver les dauphins et comment les approcher.
Comme ailleurs, où les anciens chasseurs deviennent écogardes ou bien guides touristiques, gageons qu'ils seront mettre à profit leurs connaissances pour emmener les touristes voir un des plus beaux spectacles qui soient : celui des dauphins en liberté...« Les dauphins sont notre trésor naturel. Nous ne laisserons personne tirer profit de leurs souffrances. » C'est en ces termes que le ministre de l'Environnement haïtien Yves-André Wainright, a annoncé la libération de six dauphins et six tortues de mer capturés à la fin du précédent régime. Douze animaux qui ont retrouvé la vie au grand large, le 3 juin 2004, grâce à l'action de One Voice. En effet, notre association a révélé la présence de ces animaux dans l'île, a contacté le gouvernement et a obtenu qu'ils soient relâchés.

Dresseurs furieux


Le 3 juin, Ric O'Barry, notre envoyé sur place, le ministre de l'Environnement et le docteur Guillermo Lopez, de l'Académie des Sciences dominicaine embarquent à Port-au-Prince, direction l'enclos marin où étaient retenus les dauphins. Au bout d'une heure de traversée, ils sont sur place. Presque aussitôt, l'auteur de la capture des animaux, José Roy, arrive, en compagnie de deux dresseurs de dauphins. Ils sont furieux.

Des gardes-côte persuasifs


En désespoir de cause, ils tentent une dernière fois de convaincre le ministre de renoncer à son projet de libérer les dauphins. Ils assurent que les conditions de détention des animaux sont conformes. José Roy plaide qu'il va créer une nouvelle attraction touristique qui sera bonne pour l'économie du pays. Rien n'y fait. « Haïti ne tolèrera pas que la création d'un pôle de loisirs soit basé sur la souffrance animale », lui répond le ministre de l'Environnement. Et pour appuyer ses dires, des gardes-côtes se présentent à bord de bateaux armés de mitrailleuses. Cela convainc José Roy de partir.

« Un grand jour »


Trois premiers dauphins sont relâchés. C'est alors qu'une cage renfermant six tortues de mer, une espèce protégée par la convention de Washington, dont la capture et la détention sont interdites, est repérée. Le ministre de l'Environnement décide immédiatement de rendre aussi la liberté à ces animaux. Puis les trois derniers dauphins retrouvent les grands espaces. « C'est un grand jour pour Haïti », souligne Yves-André Wainright. Un grand jour pour les animaux et leurs défenseurs aussi.

Une intervention déterminante de One Voice


La libération des dauphins d'Haïti est une grande victoire pour One Voice.
En effet nous sommes à l'origine de la révélation de cette affaire et de son heureux dénouement. Une action menée dans l'urgence.
Nous avons été contactés le 18 mai, par un informateur local. Des dauphins se mourraient dans d'étroites cages en Haïti. Une entreprise, peut-être d'origine espagnole, finançait les captures de ces animaux. One Voice a envoyé Ric O'Barry sur place. Le permis de capture de ces dauphins avait été délivré par le précédent ministre de l'Agriculture, juste avant que ne surviennent les émeutes qui ont ensanglanté l'île.

Action internationale


Notre spécialiste en mammifères marins, Ric O'Barry, s'est immédiatement rendu en Haïti. Nous avons décidé, vu la gravité des faits d'alerter l'ensemble des organisations internationales de protection des animaux. Nous leur avons demandé d'écrire au ministre de l'Environnement, M. Yves André Wainright, lui demandant de saisir les dauphins et de leur permettre de retourner à la vie sauvage.

Entretien prometteur


Une rencontre a eu lieu le 22 mai, entre M. Wainright et Ric O'Barry. Il se trouve que M Wainrigth a vécu en exil en Floride durant neuf ans, où il a eu l'occasion de connaître le travail de Ric. L'entretien en a été d'autant plus profitable. Le ministre a demandé à Ric d'inspecter les enclos. « J'ai besoin que quelqu'un qui connaisse les dauphins et puisse me dire s'ils sont correctement installés » a indiqué le ministre. Ric a été officiellement mandaté, au nom de One Voice, par le gouvernement haïtien pour vérifier les installations. Selon le rapport qu'établira Ric, le gouvernement haïtien prendra ou non la décision de confisquer les dauphins, afin de les remettre en liberté. La chaîne de télévision API (Associated Press International) a également envoyé une équipe sur place.

Aucune étude préalable


Au cours de l'entretien plusieurs points importants ont été soulevés.
Le 22 décembre 2003, un permis de capturer 10 dauphins a été accordé à la compagnie haïtienne « Action Haïti », dirigée par M. José Roy. Cette autorisation a été émise sans qu'aucune étude sur la population de dauphins ne soit préalablement réalisée. Ce seul fait est susceptible de remettre le permis en question, selon le nouveau ministre de l'Environnement.
Ce permis stipule que les 10 dauphins ne peuvent être vendus, ni exportés hors d'Haïti. Ils peuvent seulement servir à des actions « d'éducation et de tourisme » dans l'île. Or, il y a peu de tourisme en Haïti, en raison des récents évènements, et la nourriture coûte cher. « Action Haïti » a donc tout intérêt à obtenir un nouveau permis pour vendre ses dauphins à l'étranger. Déjà des dresseurs mexicains ont été contactés par cette société et sont en Haïti. Il se pourrait que les animaux soient envoyés au Mexique ou en République dominicaine.

Aspect sinistre


Le lendemain de cette entrevue, le 23 mai, Ric O'Barry arrive sur les lieux de détention. Le directeur d' “Action Haïti” s'est montré d'emblée fort peu coopératif. Il a tout d'abord refusé l'accès aux dauphins. L'intervention de la police a permis de régler le problème et l'inspection a pu commencer. Les installations présentent un aspect sinistre. Six dauphins sont entassés dans des cages grossières et de petites dimensions. Ce sont tous des mâles. La plupart sont blessés. Ils se sont battus entre eux, en raison de l'exiguïté des lieux. Les animaux sont agités. Ils ont été séparés de leur groupe au cours de leur capture. Certains portent encore les marques des mauvais traitements qui leur ont été infligés à cette occasion.

Enclos inadaptés


Les enclos sont totalement inadaptés. Leur profondeur est si faible que les dauphins subissent les rayons du soleil la journée entière. Or, la peau des dauphins n'offre aucune protection contre les rayons ultraviolets. Ces animaux n'en n'ont pas besoin dans la nature car ils passent 80% de leur temps sous l'eau. En captivité, ils souffrent de coups de soleil qui les font souffrir et peuvent s'infecter.

Animaux morts


Bien qu'elle ait obtenu un permis de capturer 10 dauphins, “Action Haïti » n'en détient que 6.
José Roy a expliqué que huit animaux avaient été capturés, mais que deux étaient morts depuis lors. Il n'a pas été possible de vérifier cette assertion. Il se peut que plus de deux dauphins aient péri en réalité, ou bien qu'aucun ne soit mort et que les deux animaux manquants aient dores et déjà été exportés illégalement. José Roy a également expliqué qu'une entreprise espagnole finançait la totalité de l'opération. Il n'a pas voulu divulguer l'identité de cette société, ni celle de l'entreprise mexicaine qui a envoyé les dresseurs.

A la suite de cette inspection, Ric O'Barry a rédigé un rapport soulignant les conditions de détention déplorables des animaux et demandant leur libération. Ce qui a été suivi d'effet

Les dauphins sont grandement menacés par la surpêche dans l'Atlantique Nord. Telle est la conclusion d'un rapport publié par Greenpeace à la fin du mois de janvier 2004. D'après cette ONG, ces espèces pourraient « être menées à l'extinction ».

Terrains de football


Travaillant conjointement avec la Société pour la conservation des baleines et des dauphins (Whale and Dolphin Conservation Society), Greenpeace a pu établir que jusqu'à 5% des dauphins communs périssent, emportés par erreur par les filets immenses de la pêche industrielle. Greenpeace note à ce sujet que leurs ouvertures sont « souvent aussi grandes que la superficie de deux terrains de football. » Au total l'estimation porte sur la perte de 10.000 dauphins et marsouins chaque année.

En voie de disparition


Et cela peut être lourd de conséquences. Greenpeace rapporte ainsi «la situation du Vaquita, petit marsouin vivant uniquement dans le Golfe de Californie, au Mexique, dont l'espèce est en voie de disparition en raison des prises accessoires. »

Espèces concernées


Selon l'ONG, les espèces les plus fréquemment victimes de ces prises accessoires sont « les marsouins communs, les dauphins communs, les dauphins bleu et blanc, les lagénorhinques atlantiques à flancs blancs, les lagénorhinques atlantiques à bec blanc, les grands dauphins et les globicéphales noirs. Cependant, d'autres cétacés plus gros comme le petit rorqual sont aussi victimes de ces prises accessoires effectuées par les pêcheries de la région. »

Souffrances


Ces prises sont causes de souffrances pour les dauphins. Greenpeace explique que « Les blessures observées sur les dauphins et marsouins capturés lors des prises accessoires vont de simples contusions, accrocs, coupures, ou écorchures aux déchirures musculaires, becs cassés et nageoires déchirées. »

Biodiversité


En outre, l'amenuisement des populations de cétacés aura nécessairement des conséquences sur la biodiversité, même si les scientifiques ne peuvent pour l'instant quantifier les dommages.

Contrôles inopérants


Face à cette situation, Greenpeace demande à l'Europe de faire face à ses responsabilités. En effet, « Les Etats de l'Union Européenne doivent, selon la réglementation européenne, exercer un contrôle sur les captures accidentelles et la mort de tous les cétacés. » Mais ils ne le font pas ou peu. En outre, « Les Etats membres ont également l'obligation de s'assurer que les captures accidentelles et la mortalité des cétacés n'auront pas un impact catastrophique sur les espèces concernées. Là encore cet engagement n'est pas respecté. »

Sanctions


Pour parvenir à préserver les cétacés, Greenpeace demande que des mesures soient prises notamment pour contrôler les pêcheries et surveiller leurs activités. L'ONG réclame aussi que des mesures soient prises afin que les dégâts causés à la nature par la pêche industrielle soient évités et sanctionnés.

Nouveau règlement


Une revendication qui intervient alors que l'Union européenne travaille sur un nouveau règlement sur la question des prises accessoires. Il propose notamment de placer des observateurs sur les chalutiers. Mais, déplore Greenpeace, il « ne propose aucune mesure concrète pour protéger les dauphins. » Des dispositifs acoustiques sont aussi prévus pour éloigner les dauphins des filets fixes.

Tueuses de dauphins


Reste que pour Greenpeace, seule la répression des pratiques des pêcheries industrielles permettra que plus un cétacé ne se retrouve pris dans les mailles des filets, afin que les « pêcheries identifiées comme tueuses de dauphins » ne puissent plus sévir.
Pour préparer cette campagne, l'ONG avait organisé une réunion de travail à laquelle One Voice participé. Notre association s'associe pleinement à cette initiative

Les orques sont les plus grandes représentantes de la famille des delphinidés. Elles sont aussi les plus grands prédateurs marins. Depuis les années 60, elles sont devenues également, à leur corps défendant, les vedettes des delphinariums.

Spectaculaires


Extrêmement spectaculaires en raison de leurs dimensions, nantis d'une réputation de « tueurs des mers », assez usurpée, mais c'est un autre débat, les orques ont effectivement tout pour séduire un public en mal d'émotions fortes.

Capture


La capture est un procédé extrêmement violent pendant lequel l'animal est poursuivi jusqu'à l'épuisement.

Bassins


Si les méthodes de dressage ne diffèrent pas entre les dauphins et les orques - ils sont tous tenus par la faim et contraint d'exécuter les tours s'ils veulent manger - les conditions de détention sont encore pire pour les orques, tout simplement parce qu'elles sont plus grandes et ont moins de place pour se mouvoir dans les bassins.
Dans l'océan, les orques parcourent jusqu'à 160 km chaque jour. Ils passent des heures à sauter, plonger, chasser, jouer et à communiquer avec les autres membres du clan.

Dialectes


Les orques sont des êtres sociaux, complexes et sauvages. Ils vivent au sein du même groupe familial toute leur vie. Les jeunes ne quittent jamais leur mère. Seule la mort ou la capture sépare une orque de son clan.
Les chercheurs ont montré que chaque clan communique avec un dialecte particulier. Même après des années passées en captivité, les orques utilisent toujours leur dialecte d'origine.

Mouvement


Le public s'est vite rendu compte que les conditions de détention des orques n'étaient pas convenables. Tant et si bien qu'un mouvement en faveur de la libération des orques ou du moins de l'arrêt de leur captivité s'est fait rapidement jour.
Ainsi, aux Etats-Unis, il ne s'est pas passé 20 ans entre la première capture d'une orque en 1961 (qui avait d'ailleurs trouvé la mort dès le lendemain) et l'interdiction de les prélever dans leurs eaux territoriales.

Schizophrénie


Tant et si bien, que le summum de la schizophrénie de l'industrie du spectacle a été atteint avec la série de films «Sauvez Willy ». Comme chacun le sait, Keiko la « vedette », est morte en décembre 2003, à l'issue d'un programme de réhabilitation controversé.

Encore une cinquantaine de captives


Il n'en reste pas moins qu'au Japon notamment la capture des orques est toujours une réalité.
D'après l'association WDCS (l'association pour la protection des dauphins et des baleines),
il y aurait 49 orques captives dans le monde.
Depuis 1961, 134 orques auraient été placées en captivité. 109 d'entre elles seraient déjà mortes. Le temps moyen de captivité serait inférieur à 6 ans (d'un jour à un peu plus de 27 ans). La plupart sont mortes avant d'avoir 20 ans. D'après les scientifiques, dans la nature, les femelles peuvent atteindre plus de 80 ans et les mâles entre 50 et 60 ans.
61 grossesses se seraient déroulées dans les parcs et seuls 25 petits auraient survécu.

Comment contraindre un dauphin à exécuter des tours dans un bassin ? En le tenant par son estomac ! Les dresseurs ont pour eux l'immense avantage d'être les seuls à savoir ouvrir la porte du congélateur. C'est en utilisant des poissons en guise de « récompense » auprès d'animaux affamés qu'ils obtiennent des résultats.

Conditionnement


A cela vient s'ajouter un conditionnement, dit « clicker training », directement inspiré des travaux menés par Pavlov avec les chiens. Il est à noter que les dresseurs canins qui emploient cette méthode soulignent qu'elle a été employée avec succès sur les dauphins.

Poisson et sifflet


Concrètement, le dresseur dispose de deux accessoires : un poisson mort et un sifflet. Lorsque le dauphin effectue correctement son numéro, il doit être aussitôt récompensé. Or, il est difficile de lancer le poisson avec précision. C'est alors que l'animal va associer la récompense a la dernière action qu'il a effectué.

Cerceau


Si, par exemple, le dresseur veut que le dauphin saute dans un cerceau, il ne doit pas attendre que le dauphin ait replongé pour lui donner le poisson. Auquel cas le dauphin penserait qu'il obtiendrait du poisson à chaque fois qu'il va sous l'eau, ce qui nuirait au spectacle.

Ventre vide


Donc au moment même ou le dauphin s'inscrit à l'intérieur du cerceau, le dresseur siffle. Cela signifie au dauphin « tu as réussi », le cétacé s'attend donc à recevoir un poisson, le dresseur lui lance alors la nourriture. Cela signifie, a contrario, que si l'animal n'effectue pas ce que l'on attend de lui, il demeure le ventre vide.

« Renforcement positif »


Il est à noter que cette méthode dite de « renforcement positif » est revendiquée par certains delphinariums en France. Certes, il n'est pas explicitement indiqué « nous tenons nos dauphins par la faim », ce qui ne serait pas un bon argument publicitaire, mais il y est décrit précisément comment chaque action est récompensée, ou non, par de la nourriture.

Illusion


Toutefois pour que le public n'ait pas le sentiment de voir des affamés prêts à faire n'importe quoi pour un bout de poisson, les delphinariums emploient des trucs efficaces pour entretenir l'illusion que le dresseur et l'animal s'entendent à merveille. Ainsi quand l'animal « embrasse » le dresseur ou bien « applaudit » ou bien encore hoche la tête aux questions, toutes attitudes basées sur l'anthropomorphisme, les spectateurs sont persuadés que le dauphin le fait avec joie.

L'armée aussi


Il n'y a pas que les delphinariums qui dressent les dauphins. L'armée aussi, et de longue date. Sans remonter jusqu'à l'Antiquité, le rôle de dauphins poseurs de mines a été décrit au cours de la Seconde guerre mondiale. Il se poursuit encore.

Ainsi, un document de la Cites, consacré au dauphins souffleur de la mer Noire indique : « L'Ukraine, alors qu'elle faisait partie de l'URSS, a capturé et dressé 70 dauphins souffleurs de la mer Noire pour les "Forces spéciales". À la fin de la guerre froide, les animaux dressés n'ayant plus d'utilité, les militaires ont tenté de persuader les compagnies pétrolières qu'après un dressage complémentaire, les dauphins pourraient leur rendre des services .»

« En 1994, poursuit le document, un grand nombre de dauphins souffleurs de la mer Noire originaires des forces armées étaient gardés dans des conditions déplorables en Ukraine (anon., 1994). Le sort de ces animaux n'est pas connu, bien que trois ans plus tard, une vingtaine de dauphins souffleurs aient été intégrés dans des programmes thérapeutiques (Specter, 1997). »

Qu'elle soit effectuée au moyen de filets, de pinces, de «lassos », la capture des dauphins est toujours un traumatisme, tant pour les animaux arrachés à leur milieu qu'au reste de leur bande. -
Groupes sociaux

En effet, le dauphin vit en groupes sociaux, particulièrement bien organisés. Des codes subtils de communication permettent à chacun des membres de la bande d'agir vis-à-vis des autres. En outre chez ces cétacés, la relation entre la mère et son petit est particulièrement intense. Faite de tendresse et de protection, elle dure au moins cinq années, jusqu'à ce que le jeune soit autonome.

Violence


La capture est toujours violente car les dauphins sont des animaux sauvages, qui n'ont aucune vocation à être déplacés de leur milieu naturel. En l'espace de quelques instants, elle met fin à des liens de longue date. Elle brise non seulement la vie de l'animal capturé, mais perturbe durablement celle de son groupe demeuré en liberté.

Filets


Plusieurs méthodes de capture sont employées, elles varient essentiellement selon l'espèce de l'animal (dauphin, orque ou marsouin). Pour les dauphins, qui, pour leur malheur, apprécient d'accompagner quelques temps les navires en nageant, en surface, à leurs côtés, le mode opératoire des chasseurs est simple. Ils poursuivent les dauphins jusqu'à l'épuisement puis il prélèvent un maximum de mammifères au moyen de filets. Enfin, les « agents recruteurs » mandatés par les delphinariums font leur choix. Il semble que les femelles soient le plus fréquemment retenues. Seulement, il faut savoir qu'en la matière, il n'y a pas de statistiques fiables.

Absence de données


Ainsi, par exemple, la Cites, bien que tous les cétacés soient au moins en annexe II (interdiction de prélèvement notamment), ne peut déterminer avec un minimum de précision quelle est la population de chaque espèce de cétacé, arguant un manque de données.

A cela une explication. Les données sont censées être produites par les pays où vivent les animaux. Or, ces pays ont le plus souvent un intérêt commercial à la capture des cétacés. Ils n'ont aucun intérêt à signaler la part des prélèvements et l'impact sur l'environnement.

Rouge de sang


Une autre façon de capturer les dauphins avait écoeuré le monde entier, en 2003. Richard O'Barry, avait filmé les dauphins tués au Japon. Non seulement les animaux étaient mis à mort de façon effrayante, mais au milieu de ce qu'il convient d'appeler un « massacre », l'eau de la crique était rouge de sang, des « scientifiques » sélectionnaient les animaux qui seraient envoyés dans des delphinariums. La captivité ou la mort.

Déplacements


Dans la nature : les dauphins apprécient de pouvoir se mouvoir à leur guise. Ils peuvent nager plus de 70 kilomètres par jour. Il ne passent que de 10% à 20% du temps à la surface. Ils peuvent retenir leur respiration pendant une vingtaine de minutes et plonger jusqu'à des profondeurs de 500m.

En captivité : leurs possibilités d'évolutions sont limitées aux dimensions de leur bassin. Ils passent leur temps à faire des ronds dans l'eau.

Liens sociaux


Dans la nature : les dauphins vivent en groupes. Certains sont constitués de femelles et de leurs petits, d'autres de jeunes mâles qui, arrivés à l'âge adulte, quittent le groupe de leur mère. Les dauphins, dont l'intelligence a été maintes fois démontrée, ont besoin des relations sociales instaurées au sein des groupes pour vivre.

En captivité : les dauphins dans les bassins sont à jamais séparés de leur groupe naturel.

Mère et petit


Dans la nature : la femelle entretient une relations très intense avec son petit. Ils nagent très près l'un de l'autre. Leurs relations sont empreintes d'affection. Pendant cinq ans, le temps que le jeune devienne autonome, ils ne se quitteront pas.

En captivité : il n'est pas rare de rencontrer des dauphins arrachés très jeunes à leur mère. Un traumatisme dont ils ne se remettent jamais.

Sonar


Dans la nature: les dauphins se servent de leur sonar pour repérer les bancs de poissons, les coraux, les autres prédateurs et bien sûr les autres dauphins. Ils s'orientent aussi grâce à ce fameux sonar. Pour eux, le sonar est aussi important que la vue chez nous.

En captivité : les dauphins ne peuvent pas se servir de leur sonar.

Chasse


Dans la nature : les dauphins passent des heures à attraper le poisson qui leur sert de nourriture. Ces « chasses » sont l'occasion de renforcer les liens dans le groupe, mais aussi de faire jouer leur intelligence, leur aptitude à la vitesse, l'emploi de leur sonar.

En captivité : la première chose qu'un dauphin captif apprend est d'accepter des poissons morts, congelés, de la main de l'homme.

Comportement


Dans la nature, la mère apprend à son petit tout ce qu'il a besoin de savoir pour se débrouiller en pleine mer. Cet apprentissage se fait essentiellement par l'observation et la reproduction du comportement des autres.

En captivité, les dauphins apprennent les tours uniquement pour recevoir leur nourriture, qui sans cela ne leur serait pas distribuée. Ils en oublient leur comportement naturel.

Environnement


Dans la nature, les dauphins ont à leur disposition toute la richesse de l'océan. Ils sont sollicités par les sons, les lumières qui les environnent. Ils répondent aux leurs par un système de communication complexe.

En captivité, ils vivent en bassins. Et des bassins, il en existe dans des endroits aussi incongrus que des discothèques, comme en Suisse, ou dans des casinos comme à Las Vagas ou bien encore des centres commerciaux aux Etats-Unis.

Limites


Dans la nature, la seule frontière que connaissent les dauphins c'est la plage !

En captivité, même ceux qui vivent dans des cages en pleine mer ne peuvent se mouvoir à leur guise.

# Posté le lundi 18 février 2008 08:38

Modifié le mardi 03 juin 2008 12:31