EXPERIMENTATION

EXPERIMENTATION
De plus en plus répandue dans notre société de consommation, l'injection de toxine botulique est la solution la plus vendue au monde pour faire disparaître les rides. Mais derrière cette méthode se cachent des tests en laboratoire, effectués sur des milliers de souris qui payent le lourd tribut de la coquetterie du 21e siècle dans des souffrances indicibles.
One Voice s'associe avec l'association « Doctors Against Animal Experiments » pour dénoncer ces pratiques et diffuser une pétition contre l'utilisation de tests sur les animaux.



La toxine botulique, c'est quoi ?


Cette toxine, découverte en 1895 est à l'origine de la maladie du botulisme, provoquée par la consommation d'aliments avariés.
Utilisée au début des années 1980 à usage thérapeutique pour traiter entre autre le strabisme et le torticoli spasmodique, c'est dans les années 1990 que son efficacité à faire disparaître les rides du visage a été découverte.
Du poison pour ne pas vieillir !
Cette neurotoxine produite par la bactérie Clostridium botulinum, est un des poisons les plus puissants connus à ce jour. Une quantité infinitésimale suffit à stopper les signaux de transmission entre les nerfs et les muscles, dont la contraction devient impossible et donne ainsi cet aspect lisse du visage.

Des souris et des hommes...
Il existe plusieurs types de toxines botuliques, répertoriées par lettre (A, B, C, D...) suivant leur utilisation. Dû à son extrême dangerosité, tous les lots de toxine botulique A (celle utilisée en cosmétologie) sortant des usines de fabrication doivent être testés en laboratoire pour en contrôler la puissance.
Pour tester ces lots, on injecte différentes doses du poison dans l'abdomen des souris. Le but est de déterminer quelle dose provoque exactement la mort de la moitié des souris utilisées pour le test (méthode appelée LD50 pour « Dose Létale tuant 50 % des animaux »).
Ces souris sont alors soumises à de terribles souffrances entraînant des paralysies, des troubles de la vision et des détresses respiratoires.

C'est après 3 à 4 jours d'agonie qu'elles finissent par mourir de suffocation.
Environ 100 souris sont utilisées pour chaque lot de toxine produite, ce qui représente environ 30000 souris torturées et tuées chaque année pour un pays producteur comme l'Allemagne.
Des alternatives existent pourtant
Plusieurs alternatives ont été développées à l'échelle internationale. Suivant les pays et les firmes, les méthodes utilisées sont différentes.
Parmi ces méthodes, certaines permettent de réduire le nombre d'animaux sacrifiés mais ne l'évitent pas. D'autres protocoles utilisent la biologie moléculaire et les anticorps, évitant de travailler directement sur des animaux vivants, même si ces anticorps sont fabriqués par des animaux en laboratoire, ces tests peuvent économiser la mort de milliers de souris chaque année.

Quels recours pour ces animaux ?
C'est la Pharmacopée Européenne qui préconise l'utilisation de la méthode LD50 sur les souris pour tester les lots de toxine botulique sauf si les méthodes alternatives fournissent exactement les mêmes résultats. Dans ce cas, elles sont validées et autorisées, comme c'est déjà le cas pour plusieurs tests sans animaux.
Pour voir enfin disparaître l'utilisation des tests LD50, il faudrait qu'au moins 3 fabricants utilisent la même méthode or chacun d'entre eux développent leur propre test dans le but d'être le plus compétitif et concurrentiel possible.
De ce fait, aussi longtemps que ces firmes ne s'entendront pas sur une seule méthode commune, les tests LD50 resteront les seuls tests de référence.

L'enjeu


Relayé par les médias, l'utilisation de la toxine botulique ne cesse de s'accroître et d'alimenter un business dont les profits ont été multipliés par 30 au cours des 10 dernières années.
Tout utilisateur est potentiellement fidélisé puisque l'effet de la paralysie musculaire s'estompe au bout de 3 à 6 mois et induit à ce terme une nouvelle injection.
L'enjeu de cette action est de faire connaître l'horrible réalité qui se cache derrière le commerce de la beauté et de dénoncer le fait que plus la toxine botulique sera utilisée, plus il y aura de souffrances animales.

Les eurodéputés ont adopté ce matin à Strasbourg la déclaration écrite n° 40 demandant l'interdiction de toute urgence des expériences sur les grands singes et les primates capturés dans la nature, et le remplacement par des méthodes substitutives de toutes les expériences sur les primates.

Lors d'une consultation publique de la commission européenne en 2006, 80% des personnes interrogées considéraient comme inadmissibles les expériences sur les primates qui partagent 90% de leur ADN avec les êtres humains.

La moitié des eurodéputés français ont signé cette déclaration déposée notamment par la députée Martine Roure.
C'est une excellente nouvelle pour la France qui est le pays de l'Union européenne qui utilise le plus grand nombre de primates à des fins expérimentales.
Après le vote de la Directive cosmétiques en 1991 à l'unanimité, puis l'abandon par la France en 1999, du projet de plus grand centre l'élevage de primates en Europe (http://www.experimentation-animale.org/actions/elevages/holtzheim.html), l'adoption de cette déclaration marque un important pas supplémentaire en matière de lutte contre l'expérimentation animale.
Muriel Arnal, présidente de One Voice, déclare : « Avec tous nos partenaires européens, nous nous réjouissons de cette victoire. J'espère que la commission européenne entendra le message des citoyens, transmis par la voix de leurs députés, et inclura ce texte dans la Directive 86/609 actuellement en révision. La cause des animaux victimes d'expériences est aujourd'hui portée par un large public, comme le confirmait déjà en 2003, le sondage One Voice/IPSOS. L'Etat français, bon dernier dans ce domaine, ne pourra plus rester longtemps sourd à cette évolution de la science.»

Jusqu'à présent, en France, l'expérimentation animale pour la fabrication de produits alimentaires destinés aux animaux familiers n'avait jamais été dénoncée. Ayant eu connaissance de ces pratiques, One Voice a décidé de les combattre en lançant une campagne de fond, afin de mettre au jour les expérimentations subies par des milliers de chats et de chiens. Nous sommes déterminés à obtenir des fabricants l'abolition de ces tests, grâce à l'élargissement de notre label « cosmétiques non testés », aux aliments pour animaux.

Le marché en chiffres


Les aliments pour animaux de compagnie génèrent chaque année dans le monde près de 43 milliards de dollars.
Avec ses 19 millions de chiens et de chats, la France est le pays d'Europe qui possède le plus d'animaux de compagnie et qui de ce fait représente le plus gros marché européen avec 2 milliards d'euros.

Derrière l'emballage, l'horreur


Devant un tel marché à conquérir, les marques proposent des nouvelles gammes qui fleurissent dans les rayons de nos supermarchés. Mais derrière un marketing nous vantant les bienfaits d'une alimentation étudiée, des nouveautés de la recherche en matière de nutrition pour le bien être de nos compagnons, se cachent souvent des expériences effectuées sur des chats et des chiens.

Une cruauté sans limites


Privations alimentaires, isolements dans des cages exigus, gavages, carences volontaires...Voici quelques exemples des pratiques réalisées dans les laboratoires.
Dans le but de vérifier les effets de certains nutriments sur l'organisme, on réalise des ablations d'organes comme les reins, les organes génitaux ou on mutile les animaux en leur effectuant régulièrement des prélèvements en tout genre...
Lorsqu'ils ne meurent pas des suites des expériences, ces animaux peuvent subir des mauvais traitements pendant des années. Autant de temps à être utilisés jour après jour, comme de simples outils de tests, sans aucune considération pour leur vie.

La composition même des produits génère quant à elle une autre polémique : une partie de la viande contenue dans les boites est composée d'animaux blessés dans les élevages intensifs et les transports, et maintenus le plus longtemps en vie afin d'en conserver toute la « fraîcheur »... Il n'y a pas de profit négligeable pour les abattoirs.

Le début d'un long combat


La mise en place de la campagne est axée sur une grosse partie d'information. Les nombreux foyers qui considèrent leur compagnon à quatre pattes comme un membre de la famille doivent savoir ce qui se cache derrière ces aliments.

Pour un label « non testé sur animaux »


En parallèle de cette mobilisation, One Voice a déjà commencé à soumettre des dossiers aux fabricants et à les inviter à rejoindre son label excluant tout test sur les animaux pour l'élaboration et la fabrication des produits.
Si ces firmes acceptent une mise aux normes, elles pourront être certifiées par un organisme indépendant, et faire partie du label « non testé sur animaux » visé par One Voice, de la même façon qu'a été créé le label pour les produits cosmétiques.
Cette campagne initie ainsi le premier maillon d'une longue chaîne d'actions visant à abolir les expérimentations sur les animaux. Le travail auprès des fabricants s'annonce long, le processus de certification exigeant beaucoup de rigueur.

• Votre mobilisation est essentielle. Écrivez aux marques que vous achetez régulièrement pour votre animal, afin de leur demander de s'engager auprès du label « non testé sur animaux » de One Voice.
• Informez votre vétérinaire de cette démarche et demandez lui d'appuyer votre demande auprès des fabricants.
• Demandez aux associations de protection animale disposant de refuges de se fournir en nourriture auprès des marques ayant signé le label « non testé sur animaux ».


Après l'Europe et les Etats-Unis, Israël et Rio de Janeiro prennent des mesures législatives en faveur de la protection des animaux. Deux nouvelles avancées sur le chemin de l'abolition de l'expérimentation animale.

Ça bouge, ça avance. Et c'est du Sud que les bonnes nouvelles arrivent. Les lois et décrets en faveur de la protection des animaux, entrés tout récemment en vigueur, en Israël et à Rio de Janeiro sont des signes plus que positifs sur le long chemin de l'abolition de l'expérimentation animale.
Israël promulgue la fin des tests...
La Knesset, le Parlement israélien, vient en effet d'adopter en dernière lecture une loi mettant fin aux tests sur les animaux pour les produits de beauté et d'entretien. Proposée par le parlementaire Gideon Sa'ar, du Parti du Likud, cette loi devrait, selon son initiateur, être complétée par une autre loi « visant à interdire l'importation de produits testés sur les animaux ». Monsieur Sa'ar souhaite ainsi aller encore plus loin, ces mesures législatives marquant la « manière dont notre société est en train d'évoluer en matière de droits des animaux. » Israël ne deviendra donc pas « l'arrière-cour des fabricants de cosmétiques qui veulent tester leurs produits sur des animaux » comme l'a souligné Anat Refua, directrice de l'association « Let the animals live ».

... et Rio de Janeiro fait débat


De l'autre côté de l'Atlantique, un décret municipal de la ville de Rio de Janeiro fait débat et relance la polémique au Brésil. Novateur, ce décret de six articles promulgué par le maire de Rio, Cesar Maia, ajoute « la peur, le stress et l'angoisse » à la liste des mauvais traitements infligés aux animaux, passibles de lourdes sanctions et amendes. Si les associations de défense des animaux applaudissent des deux mains, il n'en va pas de même dans les milieux scientifiques et au sein du gouvernement. Le décret a en effet provoqué une levée de boucliersau motif que le texte« paralyse les recherches scientifiques bio-médicales qui utilisent des animaux dans la municipalité de Rio de Janeiro". Avis partagé par le président de la commission d'éthique et de recherche sur les animaux de Fiocruz, principal laboratoire public de recherche du pays qui assure que « les recherches sont menées en accord avec les principes éthiques internationaux ».

Sauf « qu'aucun contrôle sur ce qui se passe dans les laboratoires et les universités » n'est fait selon la responsable de la Suipa (organisme brésilien de protection des animaux).Du coup le gouvernement brésilien envisage de s'emparer du sujet et de légiférer. Une loi nationale sur l'utilisation des animaux de laboratoire, en attente d'examen depuis douze ans, s'imposerait à tous, y compris Rio de Janeiro, qui risque, après avoir été précurseur, d'être ramené dans le rang... des adeptes de l'expérimentation animale.
Ça bouge, oui, mais le combat pour l'arrêt de l'expérimentation animale est encore loin d'être gagné.

Le cinquième rapport statistique consacré au nombre d'animaux utilisés pour l'expérimentation et la recherche scientifique par les pays membres de l'Union européenne vient d'être publié. Un seul constat : accablant. Malgré les lois et les directives limitant l'utilisation des animaux à des fins expérimentales et les promesses des états, le nombre d'animaux faisant l'objet de tests est en constante progression, atteignant même son niveau le plus haut au cours de ces dix dernières années.

12,1 millions d'animaux sacrifiés


Publié tous les trois ans, ce rapport démontre, chiffres à l'appui, que 12,1 millions d'animaux, soit + 3,2% par rapport à 2002, ont été utilisés à des fins expérimentales dans les 25 pays de l'UE. Les nouveaux états membres prennent seulement 8% du nombre total d'animaux de laboratoire utilisés pour leur compte.
Si les animaux servent essentiellement à la recherche scientifique (33%), il ressort que ces expériences n'induisent pas directement de résultats sur un plan médical.

600 000 oiseaux, 300 000 lapins, plus de 24 000 chiens, 10 000 primates (dont 73% provenant de pays hors UE, notamment d'Asie)... toutes les espèces restent touchées par l'expérimentation animale. Certaines plus que d'autres, comme les primates dont le nombre a cru de 5% et surtout les mammifères qui enregistrent, quant à eux, une progression de 30%, notamment chez les rongeurs (lapins, souris, etc.).

Mise à l'index


En dehors de cette comptabilité macabre, le rapport pointe du doigt les
5571 animaux, incluant 900 cochons d'inde et 600 lapins, qui ont été utilisés en dépit de l'existence de méthodes alternatives largement répandues et reconnues. Également mise à l'index, l'utilisation du DL50, véritable poison pouvant entraîner la mort, sur 231613 animaux, dont 841 chiens.
Ces chiffres accablants, tout autant qu'alarmants pour le devenir de nos sociétés dites évoluées, feraient presque oublier de mentionner le seul pays ne s'adonnant pas à ces pratiques d'un autre temps : Malte. Un exemple à suivre assurément.

# Posté le dimanche 17 février 2008 16:15

Modifié le mardi 03 juin 2008 12:35

Les Corridas

Les Corridas
Progression


« Chaque fois que la corrida avance, c'est l'humanité qui recule» écrit le chanteur sur son site Internet. Que l'on ne vienne pas dire qu'il s'agit là de la critique d'un artiste qui n'aime pas le Sud-Ouest ! C'est justement parce qu'il défend sa région qu'il ne veut plus la voir défigurée par des arènes. Malheureusement chaque année, de nouvelles villes accueillent des corridas, en dépit des actions en justice que mènent One Voice et d'autres associations.

Souffrance


La corrida, quoi qu'en pensent les aficionados, est avant tout une souffrance pour l'animal. L'action se déroule en trois temps.
Le premier tercio est consacré à l'utilisation de piques. Les blessures sont profondes car le picador peut enfoncer la pique plusieurs fois dans la plaie.
Si l'arme est appliquée avec force, c'est toute la croisette d'arrêt – plus de 10 cm de large – qui pénètre dans la plaie et fait effet de levier, pouvant aller jusqu'à casser une côte.

Banderilles


Le deuxième tercio voit la mise en œuvre de banderilles. Les plaies sont moins profondes (de l'ordre de 7cm) mais les mouvements de l'animal les font bouger les six harpons dans la chair. Le sang coule en abondance, ce qui affaiblit l'animal par hémorragies multiples.

Estocade

Puis le tercio de muerte, l'estocade où l'épée de 85 cm, ne pénètre rarement qu'une seule fois : le tueur (matador) s'y reprend souvent à plus de trois ou quatre fois. Le record : 32 coups d'épée !Enfin, l'animal est achevé au poignard, la puntilla, servant à sectionner le bulbe rachidien. Ici, le pire est de 34 coups. Mais les bouchers voient parfois des animaux leur arriver encore vivants...

Tricheries


Pour faire oublier le sadisme, on le pare d'habits de lumière sur fond musical. Mais le match est truqué. « Les tricheries consistent à combattre un animal plus jeune qu'il ne l'a été annoncé (en dépit du marquage au fer rouge de l'année de naissance et de certificats de naissances, souvent falsifiés par les éleveurs), à le droguer pour le rendre plus docile, à scier ses cornes (afeitade).» explique Mireille Didrit, universitaire qui a consacré un des ses travaux à la tauromachie.

Etourdissement


« D'autres pratiques existent comme la purgation, l'étourdissement du taureau en le mettant dans une cage montée sur un axe qu'on tourne, lui jeter des sacs de sable sur la colonne vertébrale pour la lui écraser quelques heures avant la corrida, etc. » indique encore l'auteur.

Faiblesse


« Tout ceci ne fait pas partie des conditions naturelles de vie des taureaux; c'est éthiquement condamnable et cela fausse le jeu en mettant le taureau en position de faiblesse, souligne-t-elle encore. Les illégalités volontairement pratiquées en combat consistent par exemple à piquer le museau avec la pointe de la muleta, à planter les banderilles dans la blessure de la pique; le temps légal pour l'estocade est très souvent dépassé, il peut atteindre 30 minutes. »

Tendons


On l'a vu, d'autres techniques sont systématiquement employées - au grand jour - pour rendre le taureau beaucoup moins dangereux qu'il n'y paraît : les coups de pique et les banderilles pour l'affaiblir. Perte de sang et destruction d'une partie des tendons du cou, qui lui permettent de relever la tête : l'animal est sans défense.

Maladies


De plus, fréquemment, les taureaux tombent ; ces chutes ont de nombreuses raisons dont l'alimentation inadaptée et les maladies. Même la Fédération des sociétés taurines de France que l'on ne saurait suspecter d'être le fer de lance de la lutte contre les corridas et qui ne cesse de brocarder les associations de défense des animaux, est bien obligée de reconnaître qu'il y a des irrégularités. Ainsi, elle note : « Afin d'éviter de graves problèmes, il est aussi impératif aujourd'hui de prévoir un contrôle vétérinaire très strict afin de ne pas amener de bétail malade dans les arènes ». Dans les tracts qu'elle distribue au public des arènes, elle invite les spectateurs à vérifier l'état des cornes : « des cornes visiblement raccourcies, qui éclatent en pinceau ou qui saignent imposent une expertise » souligne-t-elle. Autrement dit, même les partisans des corridas reconnaissent qu'il existe des tricheries.

Les arguments des aficionados


Mourir dans l'arène est le plus beau sort que puisse connaître le taureau
Le taureau souffre lors de sa mort lente dans l'arène. Les sentiments de prétendue noblesse et d'orgueil lui sont étrangers.

Le torero est l'égal de l'animal devant la mort.
Statistiquement faux : un torero tué pour 33000 taureaux. Dire comme on l'entend parfois « le taureau à ses chances » est une absurdité. Il n'a aucune chance. Le torero prend juste le risque très mesuré d'un pour 33000 de se faire tuer. Par comparaison le risque de ne pas se réveiller d'une anesthésie générale est de un pour 8000.
De surcroît, à la différence du taureau qui découvre l'arène et ses bruits pour la première fois, l'homme a l'habitude et s'est maintes fois entraîné.

Les taureaux sont faits pour le combat. Ils l'aiment et le recherchent!,
Ils sont sélectionnés pour leur allure. Mais leur combativité prétendue est en fait un réflexe de peur.

Bien sûr, ne pas vous rendre dans une corrida ! En outre, comme toute une économie tourne autour de la corrida, n'allez pas dans les villes organisatrices, préférez ces jolies villes du Sud qui refusent d'offrir la cruauté en spectacle.

# Posté le dimanche 17 février 2008 16:28

Modifié le mardi 03 juin 2008 12:35

AD0PTI0N

AD0PTI0N
Acheter un animal ne se fait pas à la légère. L'un des points essentiels est de bien sélectionner le lieu d'acquisition, afin de ne pas risquer de se retrouver avec un animal malade ou perturbé mentalement.

Où aller ?


Un animal abandonné


En choisissant d'adopter dans un refuge ou d'une association (certaines structures ne fonctionnent qu'avec des familles d'accueil), vous lui donnerez une nouvelle chance. Vous lui permettrez de s'épanouir pleinement au sein de votre foyer et d'établir un lien privilégié avec sa nouvelle famille. Cet animal vous en sera d'autant plus reconnaissant qu'il aura traversé des épreuves difficiles.

L'adoption présente également d'autres avantages. En effet, les animaux présents ont généralement déjà atteint leur taille adulte, la plupart d'entre eux sont propres ou le deviennent très rapidement. Ils ont reçu une certaine éducation et enfin, point très important, leur caractère est défini.

Les personnes qui travaillent dans les refuges connaissent bien les animaux dont ils s'occupent quotidiennement. Ils sauront alors vous guider et vous conseiller quant à l'animal présent qui conviendra le mieux à votre mode de vie, à l'espace dont vous disposez et aux activités que vous souhaitez pratiquer avec lui.

Comme pour un chiot ou un chaton d'élevage, un animal issu d'un refuge doit toujours être au calme dans la semaine qui suit son installation à votre domicile. En effet, le fait d'avoir été abandonné, placé en refuge, puis réintégré dans un foyer, lui cause nombre de perturbations. Donc s'il manifeste de l'anxiété et n'est pas tout à fait propre les premiers temps, par exemple, inutile de le gronder trop sévèrement, cela ne ferait qu'accroître son désarroi.

De la même façon, expliquez aux enfants, si vous en avez, de ne pas l'importuner en voulant à toute force le caresser ou jouer avec lui, dès son arrivée à la maison. Il faut lui laisser le temps de trouver ses marques.
Généralement, au bout de quelques jours, il sera ravi de sa nouvelle famille et se sentira à l'aise.

Chez un éleveur conseillé par le club de race


Si vous êtes fixés sur une race précise et que vous souhaitez acquérir un animal avec pedigree, orientez-vous vers des éleveurs sérieux, c'est-à-dire qui ne proposent pas plus de deux ou trois races. Ils les élèvent par passion et non par intérêt financier.

Afin d'orienter votre choix, n'hésitez pas à contacter les clubs de race. Leurs responsables apprécieront tout particulièrement de vous renseigner. Ils aiment leurs chiens et veulent qu'ils aillent chez de bons maîtres. Ils vous indiqueront si votre mode de vie est compatible avec la race voulue. Ils vous diront aussi, avec franchise, les « mauvais points » de leur race, car il y en a toujours.

De surcroît, ils vous fourniront des adresses d'éleveurs recommandés. Car il est possible d'élever telle ou telle race, d'être inscrit sur le fichier de la société centrale canine, mais de ne pas faire « partie des tablettes » du club de race, car on ne respecte pas ses engagements.

Lors de votre visite, vous devez impérativement voir au moins la mère des chiots ou des chatons, l'idéal étant de voir les deux parents. Si vous ne pouvez pas voir le père, cela signifie que l'éleveur, dans le souhait d'éviter la consanguinité (et donc la survenue de tares génétiques), a choisi d'apporter un peu de « sang frais », ce qui n'est pas une mauvaise chose.
Mais alors vous devez pouvoir le voir sur des photographies, ou demander à le voir dans son autre élevage.

Les chiens issus d'élevage sont inscrits au LOF (Livre des Origines Français) et les chats au LOOF (Livre Officiel des Origines Félines) ce qui constitue une sorte de garantie sur le marché actuel. Les éleveurs sérieux vous fourniront des certificats attestant que les parents des chiots ne sont pas porteurs d'anomalies génétiques (dysplasie coxo-fémorale, tares oculaires...). Anomalies qui varient selon les races.

Sachez que si vous vous adressez à un bon éleveur, vous devrez parfois patienter plusieurs semaines, voire plusieurs mois avant qu'un chiot ou un chaton ne soit disponible. En effet, les chiennes et les chattes ne font qu'une portée au maximum par an chez ces éleveurs, afin de ne pas les épuiser. Dites vous, pour patienter, que la joie d'accueillir votre animal en sera grandie et que ce sera un animal très spécial.

Où éviter de se rendre ?


En achetant un animal de compagnie auprès d'une animalerie ou d'un pseudo éleveur, vous risquez très fortement de contribuer au trafic d'animaux familiers. En effet, rares sont les animaleries qui s'approvisionnent auprès d'éleveurs sérieux. À l'instar des pseudo-éleveurs, elles se fournissent auprès de centres d'élevage multi-races, de courtiers en animaux de compagnie, de centres de transit belges ou espagnols ou encore auprès d'exportateurs.

Les pseudo-élevages et les animaleries sont très attractifs car ils proposent une gamme de races très large, de chiots élevés dans des conditions désastreuses au moindre coût. La concurrence est donc très rude pour les éleveurs sérieux qui proposent un nombre de races limité et de magnifiques chiots bien socialisés : ils dépensent en nourriture, vétérinaire, litière et chauffage, davantage que le prix de vente d'un chiot en animalerie !
Sans compter le temps passer à s'occuper des animaux adultes et chiots.

Par ailleurs, les pseudo-éleveurs et les animaleries discréditent la profession d'éleveur en proposant des animaux sans pedigree pouvant présenter des maladies, des malformations, des problèmes de comportement...

Dans les animaleries


Les animaleries actuellement en plein essor, se déclinent sous trois formes : les animaleries faisant partie d'une chaîne animalière, les animaleries intégrées dans une jardinerie et les animaleries indépendantes parfois associées à un salon de toilettage.

Dans leur grande majorité, les animaleries connaissent l'origine exacte des animaux qu'elles proposent. Mais certaines se gardent bien d'en informer leurs clients de peur de rencontrer une quelconque réticence. En effet, dire à son client « ce chiot a survécu tant bien que mal à son long transfert depuis les pays d'Europe centrale » n'est pas très vendeur !

L'autre défaut de la plupart des animaleries est de présenter les animaux dans des conditions d'hygiène et de confort inadaptés. Enfin, les vendeurs, trop souvent, ne connaissent strictement rien aux animaux ou presque.

Chez un pseudo éleveur


Un pseudo éleveur, c'est un vendeur de chiots ou de chatons qui tente de se faire passer pour un véritable éleveur. Plusieurs paramètres peuvent vous permettre de le démasquer : il propose de très nombreuses races ; les animaux ne possèdent pas toujours de pedigree ; les parents des chiots sont rarement visibles.

Il faut aussi se méfier de l'éleveur qui « peut se débrouiller » pour trouver rapidement un chiot d'une race rare : cela veut dire qu'il viendra d'un réseau de trafiquants. Pour connaître le degré de rareté d'une race, il suffit de demander à la société centrale canine, le nombre de naissances.
Plus il est faible, moins la race est représentée.

Sur le marché des petites annonces


La lecture des petites annonces demande de la prudence.
Vous trouverez ici quelques clés pour vous aider à les décrypter.

En premier lieu, évitez les petites annonces où plusieurs races sont proposées car bien souvent derrière, se cache un pseudo-éleveur.

Ensuite, ne lisez pas que les petites annonces des races qui vous intéressent. En effet, si vous repérez qu'un «particulier» laisse son numéro de portable sous plusieurs annonces concernant des races différentes, vous avez affaire à une personne peu honnête.

Sachez enfin qu'en achetant un animal auprès d'un particulier, vous favoriserez la surpopulation animale puisque vous l'inciterez à faire de nouveau se reproduire ses animaux ; l'objectif du particulier étant la plupart du temps de se constituer un petit pécule. De plus, bien souvent, il ne vous proposera aucune garantie concernant la race, les troubles du comportement ou les anomalies pouvant toucher l'animal.


# Posté le lundi 18 février 2008 06:09

Modifié le mardi 03 juin 2008 12:35

LA CHASSE

LA CHASSE
La France a le triste privilège de compter le plus grand nombre de chasseurs en Europe. À cela une explication historique, la chasse a été autorisée aux roturiers lors de la Révolution Française. Auparavant, elle était réservée aux nobles, les autres devant se contenter de braconner.

Loisiiir

A la chasse de subsistance, s'est au fil du temps substituée une chasse de loisir. Elle concerne encore aujourd'hui près d'1,4 millions de personnes. Un chiffre qui tend à diminuer en raison des nouveaux modes de vie. Les urbains, tout comme les jeunes des campagnes, n'apprécient pas de tenir un fusil.

Lobby


Aujourd'hui il y a 65 espèces d'oiseaux chassables, dont 14 concernent des « oiseaux de passage » et 37 des oiseaux d'eau. Les constants conflits entre le conseil d'Etat et les divers gouvernements pour faire respecter les dates légales d'ouverture de la chasse en France prouvent qu'au niveau du ministère de l'Environnement, qui a le dossier chasse en charge, il est bien difficile de résister au lobby des chasseurs.

Tourterelle


L'exemple le plus emblématique est celui de la tourterelle dans le Médoc, qui est l'objet chaque année d'une campagne de braconnage, le 1er mai, dans une relative impunité. Les protecteurs de l'environnement qui s'y rendent pour défendre les oiseaux migrateurs s'y trouvent confrontés à des chasseurs vociférants, parfois brutaux, qui entendent, quoiqu'il arrive, monter sur leur pylônes pour tirer sur les tourterelles qui défilent en masse au dessus de leur tête.

Nuit


Mais il existe d'autres exemples d' « extrême - chasse », comme dans la baie de Somme, où là encore, la législation est bafouée, qu'il s'agisse des dates d'ouverture ou de la réglementation sur la chasse de nuit.

Radicalisation


Cette radicalisation d'une partie des chasseurs s'est aussi manifestée à l'occasion des élections avec le CPNT « Chasse, Pêche, Nature et Tradition », qui surfe sur la vague de mécontentement des porteurs de fusil.

Juge et partie


De surcroît, leurs tentatives, parfois couronnées de succès de prendre toujours davantage de poids dans l'Office national de la chasse, montrent que nombre de chasseurs voudraient que leur activité soit leur domaine réservé, où ils seraient tout à la fois juge et partie.

Pas de contrôle d'alcoolémie


Pourtant, ils ne sont guère soumis à des textes contraignants. Un exemple : bien que détenant une arme, ils peuvent parcourir forêts et campagnes sans devoir jamais subir un contrôle d'alcoolémie. On comprend bien qu'un conducteur ivre est un danger public. Mais selon la législation actuelle, un chasseur saoul fait partie du paysage. Pourtant certains projectiles peuvent atteindre une cible jusqu'à 1 kilomètre de portée...

Lâchers


En outre, certains chasseurs n'apprécient finalement pas tant que cela de devoir patienter pour traquer les animaux. Alors, ils procèdent à des lâchers, notamment de perdrix, qui leur permettent de tirer sans trop se fatiguer. Et pour cause, ces oiseaux, élevés dans des parcs, connaissent bien les hommes, puisque ce se sont eux qui les nourrissent. Résultat, lorsqu'ils voient des chasseurs, ils viennent à leur rencontre. Le ball-trap est plus difficile que ces tirs « gagnants » à tout coup.

Prédateurs


Autre conséquence de la chasse, la disparition des grands prédateurs : loups, ours, lynx sont quasiment rayés de la carte. Il faut que la nature fasse son œuvre, comme pour les loups du Mercantour, ou que des campagnes de réintroduction soient organisées comme avec les ours slovènes dans les Pyrénées, pour que ces animaux retrouvent leur place dans la chaîne alimentaire. Et chacun sait que ces retours sont mal vus par une fraction des chasseurs qui voient en ces animaux des rivaux dans la traque au gibier.

Cartouches


Quant aux cartouches au plomb, qui laissent des traces quasi-indélébiles dans l'environnement en souillant les sols et les eaux, elles devaient être interdites en 2005. Mais Serge Lepeltier a accordé un an de plus aux chasseurs, décalant l'application de cette mesure à juin 2006. Notons que l'arrêté qui préconise cette interdiction date déjà de mars 2002...
Les dommages causés par le plomb ne seront pourtant pas effacés avant longtemps... Au-delà de ces atteintes à la faune et à l'environnement, la chasse pose un problème plus philosophique : pourquoi ces hommes et ces femmes prennent-ils plaisir à tuer ?


L'association Rassemblement Anti Chasse nous a transmis le témoignage édifiant de Jean- Claude, un garde-chasse particulier. Il décrit sans complaisance un milieu dans lequel la loi est trop souvent bafouée.

« Je suis garde-chasse particulier depuis une quinzaine d'années et contrairement à la majorité de mes confrères, je ne suis pas chasseur. J'ai choisi cette mission bénévole de service public par goût de l'observation de la nature. Depuis 5 à 6 ans, les actes d'incivisme se multiplient de manière répétée de la part des chasseurs. Ces derniers, se croyant en terrain conquis, refusent les contrôles des garde-chasse particuliers, certains font des battues en état d'ébriété, des louvetiers dénigrent ouvertement les promeneurs, d'autres m'ont menacé de mort car je leur indiquais qu'ils chassaient sur terrain privé ou en temps prohibé. J'ai plusieurs fois alerté les Ministères de l'Intérieur et de l'Environnement, en dénonçant ces actes d'incivisme. Mes alertes et témoignages n'ont pas été pris en considération. [ ... ]


ACCA : Association de la loi de 1901 constituée sur une commune et qui regroupe le droit de chasse sur les propriétés de la commune dont la superficie est inférieure à un certain seuil variant de 20 à 60 ha d'un seul tenant. En contrepartie, les propriétaires des parcelles peuvent, à leur convenance, adhérer à l'ACCA et chasser sur tout son territoire. Ces ACCA sont créées après une enquête publique, sont agréées par le Préfet et sont placées sous sa tutelle. Les propriétaires non chasseurs peuvent, à leur demande, participer à la vie de l'ACCA.

# Posté le lundi 18 février 2008 06:22

Modifié le mardi 03 juin 2008 12:34

Le Renard

 Le Renard
Manifestation violente


Le vote a été obtenu dans une atmosphère de tension peu commune. Non seulement une manifestation de « pro-chasse » réunissant environ 8000 personnes devant le Parlement a rapidement dégénéré, mais cinq chasseurs, dont Ottis Ferry, le fils du leader de Roxy Music, Bryan Ferry, ont réussi à pénétrer à l'intérieur de l'assemblée.

Gouvernement déterminé


En dépit de ce tapage, la chasse à cour au renard a été mise aux oubliettes de l'histoire par 356 voix en faveur de son abrogation contre 166 pour son maintien. Par trois fois dans le passé, le même texte a été repoussé par la chambre des Lords, alors qu'il avait été adopté par le Parlement. Mais cette fois-ci, le gouvernement anglais a décidé de mettre tout son poids dans la balance. Il est prêt à user d'une procédure dite « Parliament Act » qui permet de passer outre la décision des Lords. Une procédure rarissime puisqu'elle n'a été employée que trois fois depuis 1949.

Conservateurs embarrassés


Mais il n'est pas certain qu'il soit obligé d'aller jusqu'à cette extrémité. En effet, le texte prévoit l'entrée en vigueur de l'interdiction à compter de juillet 2006. Si les Lords votent contre et que le « Parliament Act » est imposé, l'arrêt de la chasse débuterait à compter du mois de novembre 2004. Les Conservateurs, majoritaires dans la Chambre haute sont donc confrontés à un délicat dilemme : mécontenter leur électorat en adoptant le texte, ce qui conduit à laisser un répit aux chasseur tout de même ou bien afficher leur hostilité mais précipiter la suppression de la chasse.

Large majorité


En dépit des protestations des partisans de la chasse à courre, qui défendent cette pratique d'un autre âge (elle a été importée vers 1660, par imitation de la cour du roi de France) au nom de la tradition et de la ruralité, les Anglais y sont largement hostiles. Les sondages montre que près de 80% des britanniques ne veulent plus voir les renards massacrés.

« Désobéissance civile »


Les chasseurs ne comptent cependant pas demeurer l'arme au pied. Les plus radicaux en appellent déjà à la « désobéissance civile » tandis que la « Countryside Alliance », l'association de défense de la chasse parle déjà d'intenter un recours auprès de la Cour européenne des droits de l'homme.

Le lâcher de gibier est une pratique d'une rare stupidité. Il vise à livrer à des porteurs de fusils des animaux tout frais sortis de leurs élevages pour qu'ils aient le plaisir de tuer, sans se fatiguer, tout ce qui bouge à leur portée.

Pratique combattue


Cette pratique, admise sans réserve en France, est combattue depuis des années par les associations de protection de la nature. Si dans notre pays le lobby de la chasse est toujours parvenu à obtenir la bénédiction des politiques, il n'en va pas de même à l'étranger. Ainsi, la province canadienne de l'Ontario a interdit, à la fin de l'année 2004, la chasse aux animaux gardés en captivité dans des fermes à gibier.

Non conforme


Pour David Ramsay, ministre des Richesses naturelles, "de nombreux Ontariens ont une opinion prononcée sur la chasse aux animaux gardés en captivité et selon eux, cette pratique n'est pas conforme à notre patrimoine de la chasse. Nous avons entendu leurs préoccupations et avons pris les mesures qui s'imposent". L'interdiction entrera en vigueur le 30 avril 2005. Déjà deux autres provinces, le Manitoba et la Colombie-Britannique avaient interdit ces lâchers.

6000 producteurs


En France, le gibier d'élevage a encore de bien mauvais jours devant lui. Le syndicat national des producteurs de gibier de chasse (qui d'après lui représente 70 % de la production en France) revendique 5000 élevages de petits gibier, 400 à 500 élevages de cerfs et de 600 à 650 élevages de daims. Ces élevages fourniraient annuellement 14 millions de faisans, 5 millions de perdrix grises et rouges, 1 million de canards colvert, 120000 lièvres et 10000 lapins de garenne.
Quant aux cerfs et aux daims, ils sont comptabilisés non pas en nombre d'animaux mais en tonnage de viande (on apprécie le respect dû aux animaux), soit 500 tonnes de viande de cerfs et 170 tonnes de viande de daims. Il va de soi qu'une telle industrie rapporte beaucoup d'argent, environ 1,5 million d'euros de chiffre d'affaire, ce qui lui permet de peser sur une éventuelle décision d'interdiction des lâchers.

Pression sur les politiques


D'ailleurs, ce syndicat revendique de faire pression au niveau politique puisqu'il précise : "Le S.N.P.G.C. défend les intérêts des éleveurs de gibier et des chasseurs en intervenant au plus haut niveau pour informer les responsables des conséquences qu'aurait une fermeture inconsidérée de certaines espèces, ainsi que l'arrêt des lâchers de gibier pendant la période de chasse".

Vision idyllique


Reste un sujet délicat pour ces fournisseurs de viande sur pattes aux chasseurs : le moment des lâchers.
En effet, les fédérations de chasse parlent volontiers de repeuplement, pas de lancer de cibles incapables de se défendre. Donc quant au moment de placer les animaux, notamment les oiseaux, "les éleveurs du S.N.P.G.C. préconisent des repeuplement d'été lorsque les conditions sont favorables : territoire étendu, densités faibles de prédateurs, pré volières ou volières anglaises sur le site, disponibilité de volontaires surveillant en permanence les jeunes oiseaux jusqu'à l'ouverture".

Réalité plus contrastée


Cela dans l'idéal, car en pratique il en va bien autrement : "ces conditions étant rarement toutes réunies, le lâcher pendant la chasse reste une méthode efficace permettant d'assurer la finalité de notre passion : une chasse en pleine nature, le travail de nos chiens, un gibier de qualité". Ce qui explique pourquoi on retrouve à cette période tant de faisans qui viennent à la rencontre de promeneurs en espérant un peu de grains de leur part. Toutefois, le S.N.P.G.C. "désapprouve les lâchers pendant les heures de chasse". Ce qui est une manière implicite de reconnaître que ces faits existent, en dépit des dénégations des chasseurs.

"Recherche d'œufs de Pâques"


D'ailleurs les chasseurs réunis au sein de l'association nationale pour une chasse écologiquement responsable dénoncent également le lâcher de gibier dont ils réclament l'abolition pure et simple. Ils y consacrent un long dossier, très documenté, consultable sur http://assoc.wanadoo.fr/ancer/pages/tir.html. Ils n'y vont pas par quatre chemins : "Cet ersatz de chasse s'apparente davantage à la recherche d'œufs de Pâques cachés dans un jardin qu'à un véritable geste cynégétique". Si même des porteurs de fusil le reconnaissent !


# Posté le lundi 18 février 2008 06:45

Modifié le mardi 03 juin 2008 12:34