Êtes-vous touchés par ceux quiii souffrent de la viiiolence humaiiine sans pouvoir se défendre ?

Êtes-vous touchés par ceux quiii souffrent de la viiiolence humaiiine sans pouvoir se défendre ?
Mes sources & Artiiicles proviiennent de Cette Associiatiion : One Voiiice

Cliiik


Placée sous le parrainage du regretté professeur Théodore Monod, One Voice
est une association française fondée en 1995. Elle lutte pour que soient compris et reconnus les droits des animaux au respect, à la liberté et à la vie.


Premier groupe français ½uvrant en faveur des droits des animaux " de laboratoires " ou à fourrure, One Voice lutte aussi pour les animaux de cirque, d'élevage et de compagnie. Elle met en place des actions médiatiques pour amener le public à comprendre que le sort des animaux est profondément lié à celui de la nature et de l'homme. Le respect des uns et des autres est indissociable.

Apolitique, non confessionnelle et indépendante, One Voice regroupe plus de 20 000 membres et édite trimestriellement NOÉ le magazine de One Voice. Spécialisée dans les campagnes ciblées et de longue haleine, elle informe le public sur les souffrances infligées quotidiennement à des millions d'animaux (et soigneusement tenues secrètes par ceux qui en profitent), éduque les enfants et fait pression sur les décideurs, notamment les pouvoirs publics, pour qu'ils modifient les textes de lois en faveur des animaux.

One Voice est à votre service. Nous répondons chaque jour à des dizaines de questions sur la souffrance animale, conseillons les municipalités et les associations locales dans leurs actions et aidons les consommateurs à acheter, en toute connaissance de cause, des produits sans cruauté.


Une voix pour la planète


L'homme acceptera-t-il de lâcher son désir effréné de domination ? Il bafoue les droits humains, maltraite des milliards d'animaux, ruine les écosystèmes (disparition de milliers d'espèces animales et végétales) et menace gravement l'équilibre de la biosphère.

One Voice s'inscrit dans l'unité du combat pour les droits des humains, les droits des animaux et le droit de l'environnement.

À l'aube d'une prise de conscience que la vie non humaine possède une valeur intrinsèque, nous sommes mis au défi de changer radicalement notre relation avec les animaux et l'ensemble du Vivant, sous peine de compromettre l'évolution future de notre planète.
One Voice lutte pour l'élargissement du cercle de compassion et de solidarité envers les animaux, et pour la reconnaissance de leurs droits.


Une voix pour les « sans droits »


One Voice puise sa philosophie dans la « révérence à la vie », chère à notre parrain Théodore Monod. Chaque animal doit être respecté dans sa nature propre et pour lui même, et considéré comme un individu doté d'une valeur intrinsèque, autrement dit, d'une dignité.

La mission


Nous menons des investigations et des campagnes pour informer le public et faire pression sur les politiques afin d'obtenir une modification des textes de loi, tant au niveau national qu'au niveau européen.

Faire évoluer les mentalités : Le sort des animaux est considéré comme négligeable. Nous voulons qu'ils soient reconnus comme des êtres sensibles, capables d'éprouver du plaisir ou de la peine et de ressentir une expérience comme favorable ou défavorable à leur bien-être individuel.
Rendre visible et combattre la souffrance animale : One Voice met au jour les actes de cruauté de certains individus, mais aussi une cruauté cachée, banalisée et légitimée par les enjeux politiques et économiques, et les habitudes culturelles.

Défendre les droits des animaux à la dignité : Nous luttons pour que les animaux ne soient plus considérés comme des objets. Ils doivent être traités avec justice et avoir des droits qui protègent ce qui est essentiel pour eux : vivre, rechercher le bien-être et éviter la souffrance.

Valoriser un combat juste et noble : Ses valeurs sont les mêmes que celles des causes humanitaires : solidarité et compassion envers les plus démunis.
Responsabiliser : Le droit, arbitraire, d'user et d'abuser impunément des animaux et de leur milieu naturel est moralement injustifiable. Il entraîne aussi de graves conséquences sur l'environnement et notre santé. La responsabilité ne devrait-elle pas guider nos actes ?


Une voix pour les « sans voix »


Face aux crimes contre les animaux, nous mettons en ½uvre des actions légales et non-violentes. Nos méthodes ne renient pas les valeurs les plus nobles de l'humanité, en particulier celle du respect absolu de l'intégrité morale et physique de tout être vivant.

Les campagnes et les objectifs


En faveur du respect :

• des animaux victimes de la vivisection
(Abolition des tests cosmétiques, des tests de produits chimiques et d'armement sur les animaux, ainsi que de l'expérimentation sur les primates, les chiens et les chats) etc ;


One Voice fait partie de la Coalition européenne pour la fin de l'expérimentation animale qui a fait voter la directive « cosmétiques » au parlement européen.

• des animaux familiers
(Démanteler les trafics et faire cesser leur exploitation) ;


• des animaux sauvages
(Interdiction de capturer les ours et de les exploiter, fin de la chasse des bébés phoques, droits des grands singes, cirques sans animaux) ;


• des animaux d'élevage
(Fin de l'élevage industriel, limitation du temps de transport).
Nous défendons les animaux aussi longtemps que nécessaire, où qu'ils se trouvent et quelles que soient les difficultés, même si certaines causes sont désespérées ou impopulaires.



Une voix pour chaque animal


Les sauvetages

Au-delà de restaurer une vie, chaque sauvetage met au jour le vrai visage de la souffrance animale et celui des humains qui l'infligent.

La dépersonnalisation de l'animal permet de le mettre au rebut du droit. C'est pourquoi nous donnons un nom à chaque animal que nous sauvons.

« L'erreur de toute éthique passée est qu'elle est limitée au comportement de l'homme vis-à-vis de l'homme, mais en réalité la question est de savoir comment il se comporte vis-à-vis du monde et de toute vie qu'il rencontre sur son chemin. »

Les sanctuaires


One Voice aide des sanctuaires qui sauvent et réhabilitent dans la nature des animaux menacés d'extinction.
-
Votre voix pour les animaux et la planète


Nous avons fait de la terre un enfer pour les animaux.
Dès aujourd'hui, donnons à notre société plus d'humanité.
L'histoire a montré que la brutalité cède toujours devant la générosité des idées et du c½ur.


Rejoignez One Voice.
Votre voix est indispensable pour défendre les « sans voix ».
Merci.


Muriel Arnal - Présidente fondatrice.





J'VEUX 50 C0UM'S SUR CHAQUE ARTICLE =D

# Posté le dimanche 17 février 2008 14:07

Modifié le mardi 03 juin 2008 12:37

LA SITUATION DES PHOQUES.

LA SITUATION DES PHOQUES.
Le quota de 975.000 phoques pouvant être tués en 3 ans, qui avait été fixé début 2003 par l'administration canadienne, a été largement dépassé. 985.312 phoques auraient été tués. Et en novembre 2005, de nouvelles propositions ont été débattues, qui situeraient le nouveau quota entre 1.250.000 et 1.750.000 sur 5 ans...
(Source : IFAW)


Des quotas non respectés.

Déjà au cours de la période de chasse 2001-2002, le quota avait été dépassé d'au moins 30 000 phoques. Le gouvernement canadien avait alors réagi ... en l'augmentant ! Les négociations de novembre 2005 laissent présager du même type de réaction.

Quand le climat s'en mêle...

Cette année, la glace est de mauvaise qualité. Des températures particulièrement hautes n'ont pas permis à la banquise de se former correctement. Or cette banquise est indispensable à la mise bas et à l'élevage des jeunes phoques. Une conséquence directe va donc être la mort de nombreux nouveaux-nés.
En 2002, 75% des bébés phoques sont ainsi morts, à cause de la mauvaise qualité de la glace.

On s'achemine vers le drame
Si ces prédictions se confirment, la pression de chasse va être de trop pour les populations de phoques. Cumuler les effets de la chasse avec ceux dus à la faiblesse de la banquise, c'est réduire à néant les efforts reproducteurs des phoques pour cette année.

Et la loi ?
Or la loi canadienne sur les Océans prescrit l'application du principe de précaution pour la gestion de la pêche. Reste à savoir si elle va suffire à l'annulation de la chasse.
Des efforts législatifs à travers le monde.
La chasse commerciale aux phoques est pourtant loin d'être populaire.
A travers le monde, de plus en plus de pays prennent position contre le commerce des produits dérivés du phoque.

Aux Etats-Unis.

Les Etats-Unis ont interdit depuis 1972 le commerce des produits et sous-produits dérivés du phoque.

En Europe.

En 1983, l'Europe a interdit les produits provenant de bébés phoques du Groenland de moins de 12 jours (dits « blanchons »), et de bébés phoques à capuchon de moins d'un an. Mais cette mesure n'a pas permis d'enrayer le commerce des peaux.

En 2004, une motion de résolution a été votée par le Conseil de l'Europe, visant à arrêter la chasse commerciale des phoques. Il a été demandé aux Etats membres de mettre en place une interdiction nationale du commerce de produits dérivés du phoque.

En avril 2006, un rapport critiquant la cruauté de la chasse aux phoques sera soumis à un vote.

En Belgique

En mai 2004, la Belgique interdit l'importation, l'exportation, et la commercialisation des produits et sous-produits dérivés de toutes les espèces de phoque.

Aux Pays-Bas

Aux Pays-Bas, le parlement a proposé, en décembre 2005, une loi visant à interdire l'importation et l'exportation et le commerce des produits dérivés du phoque du Groenland, et du phoque à capuchon. Cette loi sera prochainement débattue.

Mexique

En janvier 2006, le Mexique a interdit l'importation et l'exportation de primates et de mammifères marins, ainsi que de leurs produits dérivés.

Au Groenland

Suite à la diffusion en janvier 2006 d'un film sur la chasse commerciale aux phoques, pratiquée par le Canada, le Groenland a décidé d'arrêter l'importation de peaux de phoques en provenance de ce pays.

En Italie

En février 2006, l'Italie a suspendu pour 5 mois l'importation de peaux et de produits dérivés du phoque. Une loi doit être proposée pour l'interdire définitivement.
Notons que l'Italie est, par son industrie de la fourrure, le plus gros marché européen pour les peaux de phoques, et une grosse consommatrice de produits à base d'huile de phoque.
Une fin à la tuerie ?

Le Canada a vécu dernièrement un grand revirement politique. C'est en effet le parti conservateur qui a gagné les élections fédérales, plaçant Stephen Harper comme premier ministre. Ce parti étant le seul à s'être opposé à la chasse aux phoques, il y a désormais un véritable espoir de mettre fin à cette abominable tuerie.

Personne n'a oublié les terribles images de bébés phoques massacrés sur la banquise. On pourrait croire qu'elles appartiennent au passé. Il n'en est rien. Depuis les campagnes d'information et l'instauration des « quotas de chasse » en 1971, les bébés phoques continuent d'être tués.

Le gouvernement canadien a même décidé d'augmenter le nombre d'animaux qui pourront être sacrifiés. Il dépassera le million en trois ans. -

Mobilisation


One Voice a donc décidé de se mobiliser. À l'initiative de l'association IFAW et aux côtés de nombreuses associations internationales, nous sommes engagés dans le «collectif mondial contre la chasse aux phoques».

Actuellement, plus de la moitié des bébés phoques qui naissent sont condamnés à mourir dans l'année, par la main des humains. En effet, leur chasse est autorisée dès qu'ils atteignent une dizaine de jours. De surcroît, une fois les quotas augmentés, il devient de plus en plus difficile de revenir en arrière.
Trois biologistes, David Jonhston, Peter Meisenheimer et David Lavigne, de l'International Marine Mammal Association, se sont émus des risques de réduction de la population des phoques. Ils craignent que lorsque des chiffres définitifs seront établis, il ne soit déjà trop tard.

Pollution


Les bébés phoques sont également victimes du réchauffement climatique. Au printemps 2002, sur deux des cinq principaux sites de reproduction des phoques (baie du Saint-Laurent et îles de la Madeleine), la banquise a fondu très tôt. Trop tôt. Les bébés phoques ne savaient pas encore nager, ils se sont tous noyés. Mais les Canadiens ont maintenu les quotas de chasse en allant tuer des bébés phoques dans d'autres zones.

Survie en question


Les phoques pourront-ils encore longtemps survivre à cette politique de chasse ? En effet, si les autorités canadiennes ou norvégiennes affirment que leur population demeure inchangée, malgré leurs « prélèvements», d'autres scientifiques contestent ces chiffres.

Emploi


Pour justifier sa décision, le gouvernement canadien ne lance même plus son prétendu "argument massue" comme quoi les phoques mangent trop de poissons. Il vient même de reconnaître qu'il n'était pas scientifiquement prouvé. Non maintenant, il s'agit de préserver l'emploi de 12.000 personnes. 12.000 personnes qui au Canada ne sauraient trouver un autre emploi...

Arrêt définitif


Les pays qui pratiquent la chasse au phoque, comme la Norvège, la Russie ou le Canada répugnent, pour des raisons économiques, à donner d'eux-mêmes une image de massacreurs de faune sauvage, ce qu'ils sont pourtant.
Quelque soit l'enrobage donné à l'augmentation des quotas, cela signifie que d'avantage d'animaux seront tués.

Il y a donc urgence à se mobiliser et à intervenir auprès de ces gouvernements afin de leur rappeler que leurs pratiques doivent cesser, définitivement.
Muriel ARNAL, Marie SIGAUD

Écrivez à l'ambassadeur du Canada,
(35, avenue Montaigne 75008 Paris) pour lui demander que cesse la chasse aux phoques.
Il faut les protéger et leur laisser le droit de vivre en paix dans la nature.


Ecrivez au ministre canadien de la Pêche et des Océans : Cliiik


# Posté le dimanche 17 février 2008 14:27

Modifié le mardi 03 juin 2008 12:37

LES 0URS

LES 0URS
Au Pakistan, les combats entre chiens et ours perdurent. Bien que cette activité soit interdite dans ce pays depuis 1890, elle demeure encore assez courante dans les zones rurales. Cependant, grâce à des associations de protection animale, cette cruelle pratique est en régression.


Pétitions


De 300 au début des années 90, le nombre d'ours engagés par les combats serait passé à environ 50. Cela en raison de l'attitude du gouvernement pakistanais qui a décidé de se mobiliser contre ces « spectacles » après avoir reçu des pétitions signées par plus d'un million de personnes de part le monde.

Sanctuaire


C'est ainsi qu'en 1998, le premier combat a été interdit. Puis en l'an 2000, le premier ours a été libéré et placé dans un sanctuaire au Pakistan. Aujourd'hui 5 ours y vivent. Le but est bien sûr d'en finir définitivement avec ces combats.

Pris dans la nature


Car pour les ours, c'est un cauchemar. Ils sont prélevés dans la nature. Selon la WSPA, 100 animaux seraient ainsi arrachés à leur milieu naturel par les membres de la tribu de Kalandars, les mêmes qui présentent des « ours danseurs » en Inde.

Dents arrachées


Une fois capturés, les plantigrades sont le plus souvent mutilés. Leurs dents et leurs griffes sont arrachées, sans anesthésie. Puis un trou est percé à l'intérieur de leur museau afin d'y faire passer un anneau.

Violence


Ensuite, ils sont attachés à un poteau et plusieurs chiens de combat, entraînés pour l'occasion, sont lâchés sur eux. Les combats durent quelques minutes au plus et sont d'une rare violence. Cependant, il est très rare que l'ours succombe. Ce ne serait pas l'intérêt de ses propriétaires. En effet, un ours de combat vaut cher (environ 1500¤) et rapporte bien davantage encore. C'est ainsi que la WSPA a récupéré un ours qui avait une quinzaine d'années de combats derrière lui.

Affamés


Les chiens ne sont guère mieux lotis. Pour exacerber leur agressivité, ils subissent des « entraînements » assez proches de ceux que subissent certains pitbulls dans les banlieues : ils sont battus et affamés.
L'exploitation des ours pour recueillir leur bile est aussi pratiquée au Vietnam. . Plus de 200 « élevages » privés ont fleuri dans la seule ville d'Hanoi. Il y en aurait même sur des bases militaires.

Croyance


Comme en Chine, la bile d'ours est censée posséder des vertus curatives. Ces croyances fausses, mais bien enracinées, laissent entendre qu'elle guérirait plus d'une dizaine de maladies ou bien encore que, consommée régulièrement, elle accroîtrait les performances sexuelles des hommes.

Forte d'une telle renommée, la bile d'ours est devenu un produit de luxe en vogue. Pour satisfaire cet engouement, plus de 700 ours sont détenus en captivité dans la capitale, 5000 dans tout le Vietnam. Les éleveurs ne sont pas prêts d'arrêter ces pratiques qui infligent de grandes souffrances aux ours et accélèrent leur disparition.

Extinction


En effet, les ours proviennent de deux races endémiques au Vietnam, Ursus Thibetanus et Ursus Malayanus. Ils ne se reproduisent pas en captivité. Tous deux figurent en annexe 1 sur la liste des animaux menacés d'extinction de la Convention internationale sur le commerce des espèces en danger. Les éleveurs les achètent à des braconniers qui tuent souvent les mères pour capturer les oursons.

Illégalité


En septembre 2002, le gouvernement vietnamien a réagi au déclin des ours en renforçant la loi contre le braconnage et toute exploitation des ours. Malgré ces mesures, les élevages privés sont en expansion et les restaurants servent ouvertement de la bile d'ours. On trouve même des publicités dans les journaux. Ce commerce est très lucratif (une fiole de 2 ml se vend 4 à 8 dollars) et bien protégé. Notre enquêteur a reçu à son hôtel la visite des militaires : photographier les ours est interdit au Vietnam.

Mort lente


Les ours sont confinés dans des cages de 8 m2, le plus souvent dans des bâtiments au fond des jardins. Un élevage comprend 5 à 14 ours. Les procédés d'extraction de la bile sont plus ou moins archaïques, mais tous provoquent des souffrances et une mort lente. La dernière technique en date, avec sa sonde et sa pompe médicinale, est « ultramoderne ».

Pompe


Le prélèvement de la bile peut commencer dès l'âge d'un an. Elle est « pompée » quatre fois par an à l'aide d'une aiguille de 20 cm enfoncée dans la vésicule biliaire. Le vétérinaire qui pratique l'opération sur l'animal drogué, partiellement endormi, perce l'abdomen à plusieurs reprises, sans stérilisation ni désinfection. Les ours ne survivent pas longtemps aux effets dévastateurs de la captivité et de l'extraction de leur bile. Le taux de mortalité est élevé. Les animaux meurent au bout du quatrième prélèvement et partent pour la boucherie. Ce n'est pas perdu pour les éleveurs puisque la viande d'ours rapporte encore plus d'argent que la bile.

Enquête


One Voice va poursuivre son travail d'enquête au Vietnam. Notre objectif est d'abord d'informer, de sensibiliser et de mobiliser l'opinion publique pour encourager le gouvernement vietnamien à faire appliquer la législation existante, et à empêcher la capture des oursons dans la nature.


Malades, blessés, enfermés dans des cages où ils ne peuvent presque pas se retourner et jamais se tenir debout, les ours en Chine subissent un sort réellement peu enviable. Pourquoi ? Ces souffrances leurs sont imposées afin de recueillir leur bile, censée posséder des vertus curatives.

247 « fermes »


Même si ces prétendues capacités de guérison, ou d'agir en aphrodisiaque, sont plus que contestées par les scientifiques, la superstition fait que la demande est toujours là. Résultat, des milliers d'ours sont retenus dans 247 « fermes ».

Convention bafouée


En dépit de la Convention de Washington sur le commerce des espèces en danger (CITES) qui classe les ours à collier en annexe I, ils sont capturés dans la nature, et le trafic des produits de la bile et de la vésicule biliaire se développe hors de Chine. Pour légaliser ce commerce, le gouvernement chinois souhaite déclasser les ours en annexe II.

Mortalité


Les promoteurs des « fermes » affirment que leurs élevages préservent les ours sauvages. Mais la mortalité y est telle que de plus en plus d'ours sont capturés en Chine, en Inde, en Russie et même au Canada.

Braconniers


Pour prendre les oursons dans la nature, les braconniers profitent de l'absence de la femelle, partie en quête de nourriture, pour enlever les petits âgés de quelques jours. Parfois la mère est tuée. Un grand nombre d'oursons meurent de ce traumatisme.

Griffes arrachées


Les jeunes sont parqués dans un enclos pour les habituer à leur futur enfermement dans une cage étroite. De surcroît, pour pouvoir atteindre les animaux sans risquer de prendre de mauvais coups, les fermiers leurs arrachent parfois les griffes et leurs brisent les dents. Puis, à l'âge de 3 ans, les ours subissent une opération qui les mutile à vie. Les fermiers implantent un cathéter dans la vésicule biliaire pour drainer leur bile. Ce tube reste en permanence, et laisse une plaie à vif qui s'infecte et n'est jamais soignée. Quatre ours sur cinq meurent pendant ou après l'opération d'implantation.

Stress


Les ours, pour exprimer leur stress, se cognent la tête contre les barreaux et se mordent les pattes jusqu'au sang. Cela occasionne des infections, qui ne sont pas traitées. Les ours subissent deux fois par jour l'extraction de leur bile. Elle est effectuée pendant qu'ils sont nourris et abreuvés, pour stimuler la bile. Pendant cette opération, les animaux gémissent, hurlent et se tordent de douleur, en se tenant l'estomac. Un exemple, parmi d'autres, de leurs très mauvaises conditions de détention : les femelles vont jusqu'à tuer les petits à la naissance.

Amputations


Les ours, pour faire cesser leurs souffrances, tentent parfois d'arracher le cathéter. Ils sont alors immobilisés dans leur cage avec un corset de fer. Les fermiers ne se contentent d'ailleurs pas de cela pour augmenter leurs profits. Ils amputent aussi une ou deux pattes aux ours vivants pour les vendre à des restaurateurs. Quand les ours ne sécrètent plus de bile, ils sont abandonnés dans un coin où on les laisse mourir de faim. Ils ont moins de 15 ans. En liberté, ils auraient vécu de 25 à 30 ans.

• Écrivez à l'ambassade de Chine (11, rue George V, 75008 Paris) pour appuyer les demandes de One Voice :
– accorder aux ours le niveau de classe 1 dans la loi chinoise sur la protection des espèces sauvages et empêcher la capture d'oursons dans la nature.
– interdire immédiatement l'élevage d'ours dans ces fermes.
– empêcher les fermiers de promouvoir la bile d'ours dans de nouvelles régions.
– interdire la vente de cette bile aux touristes étrangers.
- interdire les fermes à ours partout en Chine avant le début des Jeux Olympiques de Pékin, en 2008.

• Écrivez à Jacques Chirac, Palais de l'Élysée, 75008 Paris pour lui demander de :
– s'opposer à toute tentative de la Chine de légitimer le commerce international de la bile d'ours dans le cadre de la CITES.
- d'user de son influence pour encourager la Chine à supprimer les fermes à ours.

• Si vous avez recours à la médecine chinoise traditionnelle, écartez tout produit contenant de la bile d'ours.

• Si vous vous rendez en Chine, n'achetez pas de produits contenant de la bile d'ours et informez-nous sur les produits à base de bile en vente dans les aéroports.

• Achetez un ours en peluche et retournez-le à One Voice avec vos nom et signature sur son étiquette. Chaque jour, jusqu'à la fermeture des "fermes à ours", One Voice s'engage à envoyer à l'ambassade, un ours en peluche qui portera le nom d'un défenseur des animaux. Nous maintiendrons la pression aussi longtemps que nécessaire en France et en Chine.


En Inde, il n'est pas rare que les touristes soient sollicités pour assister à des représentations de rue mettant en scène des « ours qui dansent ». Ces animaux n'exécutent pas les tours par plaisir. En fait, ils sont détenus de telle façon qu'ils sont contraints de se plier aux ordres de leurs dresseurs.

Traditions


On estime a plus de 1200, les ours à miel ainsi retenus par les membres de la tribu des Kalandars. Depuis le XVIème siècle, ces hommes ont pour tradition d'aller de ville en ville avec leurs ours pour gagner quelque argent en présentant leurs animaux. Bien qu'il existe en Inde depuis 1972, une loi de protection de la faune sauvage qui interdit de vendre des ours et qu'une autre condamne ces méthodes de dressage, cette activité perdure.

Capture


One Voice a mandaté un photographe afin qu'il enquête sur cette situation. Les images qu'il a rapportées de son séjour et son témoignage éclairent sur le triste sort fait aux ours. Il a ainsi pu en apprendre davantage sur les conditions de capture et de détention de ces animaux.

Braconniers


Pour obtenir un ourson, les braconniers attendent que l'ourse sorte de sa tanière pour chercher de la nourriture. Ils enlèvent alors le petit âgé de quelques jours. Si la femelle alertée par les cris, intervient, elle est aussitôt abattue. Le jeune, transporté dans un sac pendant de longues heures, est drogué à l'opium. Nombre d'entre eux meurent en chemin.

Tisonnier


Puis les oursons sont vendus aux Kalandars. À l'âge de 3 mois, les animaux subissent, sans anesthésie, une opération particulièrement mutilante : leur cavité nasale est percée avec un tisonnier chauffé à blanc pour y insérer une corde qui ressort par la narine. La plaie ne guérit jamais vraiment puisqu'elle est constamment avivée par le passage de la corde. C'est ainsi que les Kalandars s'assurent de l'obéissance de leurs ours. Ils ont trop mal pour résister.

Coups


Pour soulager sa douleur lorsque le dresseur tire brutalement vers le haut, l'ourson n'a pas d'autres choix que de se lever et d'exécuter tous les mouvements qui lui sont imposés. A force de coups sur sa blessure et sur ses pattes, il finit par accepter de balancer son corps, au rythme des tambours.

Crocs arrachés


Lorsque l'ours atteint l'âge de deux ans, ses détenteurs lui arrachent les crocs et brisent parfois sa mâchoire inférieure, afin d'être certains de ne pas risquer une morsure. Par ailleurs, les griffes sont arrachées, quant ce ne sont pas carrément les phalanges qui sont sectionnées. La liste des sévices infligés à ces ours ne s'arrête pas là : ils sont aussi castrés à vif.

Carences


Pendant l'été, sous une chaleur étouffante, sur les routes d'Agra, Jaipur et New Delhi, les ours effectuent de 20 à 30 kilomètres par jour pour rallier les villages. Les plaies infligées par ces marches forcées ne sont pas davantage soignées que les autres. Lorsque les représentations sont terminées, les ours sont peu alimentés. Ils développent des carences graves qui peuvent aller jusqu'à la cécité. A force de mauvais traitements et de privations, ces animaux ne vivent pas plus vieux que 8 ans en moyenne.

Diffusez les tracts et les pétitions en faveur des ours en Chine, en Inde et au Pakistan.

• Si vous connaissez des agences de voyages, apportez-leur notre tract sur les ours en Inde et expliquez-leur le caractère illégal et immoral des spectacles d'ours. Demandez-leur de diffuser à leur tour cette importante information.


Depuis septembre 2003, One Voice et Wildlife SOS enquêtent sur les braconniers indiens qui capturent des ours lippus (protégés en annexe I de la convention de Washington) dans la région de Sambalpur. Cette lutte contre le trafic a porté ses fruits puisque neuf personnes ont été arrêtées en janvier 2004. Cinq oursons ont été saisis.

Ces animaux étaient destinés à devenir des «ours qui dansent». Ils auraient alors été retenus par des gitans (Kalandars) qui ont pour tradition d'être des montreurs d'ours et qui détiennent leurs animaux dans des conditions déplorables.

L'enquête


Des membres de One Voice et de SOS Wildlife ont orienté leurs recherches dans l'état d'Orissa, où le braconnage sévit de longue date, ainsi que dans la région autour de la ville d'Agra, où sont basés la plupart des montreurs d'ours.
Rien n'aurait été possible si certains Kalandars, finalement émus du sort des ours, n'avaient accepté de collaborer.
C'est ainsi qu'en s'infiltrant dans les réseaux de braconniers, les lieux et dates de capture, mais aussi de vente des oursons ont pu être précisément identifiés.
La région de Sambalpur, à l'ouest de l'état d'Orissa concentre les actes de braconnage. Cette partie du pays est considérée comme une « zone tribale ». Elle abrite les deux principaux négociants d'ours, qui sont chacun à la tête d'un réseau de braconniers, répartis dans divers villages. Ces hommes ne capturent pas que des oursons, mais aussi des perroquets, divers serpents et même des léopards. Les oursons sont revendus entre 10 000 et 20 000 roupies, soit entre
174,60 ¤ et 181,80 ¤, soit six mois du salaire moyen indien (30¤).

Les arrestations


Au début du mois de janvier 2004, des renseignements nous parviennent indiquant qu'entre 17 et 19 oursons viennent d'être capturés et vont être vendus.
Les animaux ont été répartis dans divers villages, dont cinq à Koria, une commune proche d'Agra, qui semble être la plaque tournante du trafic des ours en Inde. Des oursons ont été repérés dans d'autres villages.
Ces informations sont communiquées à la police et au ministère de la Forêt, ce qui permet l'interpellation des trafiquants et la saisie des animaux. Plusieurs raids sont effectués dans les villages signalés par nos enquêteurs. Au total, neuf personnes sont interpellées. Elles risquent des amendes et des peines de prison allant de trois à sept ans.

La situation


Il y a aujourd'hui environ 1200 « ours qui dansent » en Inde. Ces animaux subissent diverses mutilations afin d'être maintenus en captivité : castrés à vif vers l'âge de six mois, les crocs brisés vers l'âge de deux ans, parfois plus tôt.
Leurs griffes sont coupées, quand leurs phalanges ne sont pas sectionnées. Dès l'âge de deux mois puis à plusieurs reprises tout au long de leur vie, on leur perce le museau avec un tisonnier chauffé à blanc afin d'y faire passer une corde. La plaie ainsi pratiquée est constamment avivée par le passage de la corde. Cela permet aux dresseurs d'obtenir une totale soumission de leur ours : pour échapper à la douleur provoquée par la tension de la corde, ils se montrent d'une grande docilité pour exécuter les tours. Mal nourris, soumis à des marches forcées afin de rallier les villages où se trouve les touristes, ils meurent généralement au bout d'une huitaine d'années. Ils vivent environ de 25 ans à 30 ans dans la nature.

Le braconnage


Les ours sont pris dans la forêt entre décembre et mars. Les braconniers tuent le plus fréquemment la femelle afin de s'emparer de son petit. Les oursons ainsi capturés sont très jeunes, ils n'ont qu'une dizaine de jours. Au moins 60 % d'entre eux meurent. Il n'est pas rare que certains finissent mangés par les braconniers. Ce fut le cas encore en janvier 2004.
Par ailleurs, ces délinquants pratiquent également le trafic d'oiseaux. Des milliers de jeunes perroquets, encore démunis de plumes, ont été vus cette année.

Le sanctuaire


Ouvert en 2002, le sanctuaire a reçu son premier ours le 26 décembre. Il abrite aujourd'hui une cinquantaine d'animaux. Deux vétérinaires gèrent ce centre et assurent une présence constante sur le site. Une clinique, comportant notamment du matériel de radiologie et de chirurgie a été aménagée afin de prodiguer les soins nécessaires aux animaux qui souffrent de diverses carences. Mal nourris, beaucoup sont atteints de cécité. L'équipe de One Voice, association partenaire du projet, s'est rendue à plusieurs reprises dans ce centre, la dernière fois en janvier 2004.

La cellule anti-braconnage


Animée par Kartick Satyanarayan, la cellule est épaulée par un avocat, Maître Narayan-Vashisht, qui a été longtemps le défenseur de trafiquants d'animaux sauvages, avant de changer d'opinion. Sa connaissance de l'intérieur du système est bien évidemment un atout.
Les raids devraient reprendre fin février, nous sommes déjà sur de nouvelles pistes. En outre, la cellule va organiser dès le mois de mars des réunions d'information auprès de la police et des magistrats afin de leur expliquer la législation en matière d'animaux sauvages. Cette initiative est appuyée par les autorités indiennes. A la faveur de la nouvelle législation indienne, promulguée en 2002, les Kalandars peuvent rendre leurs ours, en échange de l'abandon de toute poursuite à leur encontre et d'une reconversion professionnelle proposée par les associations.
Cette disposition et la volonté affichée des autorités indiennes de mettre fin au braconnage et à la détention des ours laissent espérer que d'ici à quelques années, les « ours qui dansent » appartiendront au passé.

Les oursons


Les cinq oursons récupérés au cours de notre première enquête ont été placés dans le sanctuaire. Très faibles, leurs chances de survie étaient extrêmement limitées. Le seul exemple en date du sauvetage réussi d'un ourson l'a été au zoo d'Amsterdam.
Une « tanière » leur a été aménagée dans la chambre d'un des vétérinaires. Maintenus dans la pénombre (dans la nature les oursons ne sortent pas avant l'âge de 5 mois), les animaux bénéficient de chauffage et sont nourris toutes les quatre heures. Ils reçoivent également des compléments alimentaires. A ce jour, ils reprennent des forces.

Les adultes


Les animaux qui arrivent au sanctuaire sont non seulement blessés, mais aussi perturbés. Par exemple, l'un d'entre eux ne veut pas dormir dans une tanière, mais exclusivement dans un tube de béton. Un autre, qui a eu les phalanges sectionnées, a présenté pendant des mois des plaies infestées par les asticots. D'autres ont le museau si abîmé par la corde que les os sont à vif.
Il faut plusieurs mois avant que les animaux parviennent à reprendre un comportement normal.

Les ours lippus ou ours à miel


Classé à l'annexe I de la convention de Washington, ces animaux sont censés être parmi les plus protégés de la planète. Ils ne peuvent être ni tués, ni capturés, ni vendus. Ils sont une espèce endémique de l'Inde. Ils ne seraient qu'environ 6000 aujourd'hui. Ils étaient 10 000 en 1992.
Chaque année, une centaine d'oursons sont capturés.
En 2004, pour la première fois, notre estimation est tombée à 35 oursons pour tout le pays. Certains sont vendus au Pakistan pour les combats, ou en Chine pour le commerce de la bile.

En Inde, de jeunes oursons sont capturés pour alimenter le marché illégal des ours danseurs ou des vésicules biliaires. La cellule anti-braconnage One Voice/Wildlife SOS a enquêté sur les méthodes utilisées.
Infiltrés
Jusqu'en 2002, quand la cellule anti-braconnage a commencé son programme de restitution des ours et de reconversion des kalandars, ces derniers étaient les meilleurs clients des tribus impliquées dans le piégeage des oursons. Aujourd'hui, grâce à leur collaboration, nos enquêteurs ont découvert de quelles tribus il s'agissait, et comment elles procédaient.

Trappeurs spécialistes

Les membres des tribus de la forêt y ont pour la plupart toujours vécu. Ils sont familiers des pistes laissées par les animaux. Ils connaissent particulièrement bien le comportement des ours et savent quand une femelle est en chaleur. Quand l'une d'elle est repérée, elle est suivie jusqu'à ce qu'elle soit pleine et qu'elle ait choisi une tanière, qui est le plus souvent une grotte.

Sous surveillance.


La tanière est constamment surveillée, en général par un petit groupe de 6 ou 7 braconniers, qui campe à proximité. Depuis leur point d'observation, ils peuvent suivre son activité sans la déranger et sans qu'elle les repère. L'idéal pour les braconniers est de capturer les oursons à l'âge de 3 à 5 semaines. Ils doivent donc s'armer de patience.
Juste quelques heures...
Les oursons naissent entre novembre et mars. Leur mère restera constamment avec eux pendant les deux ou trois premières semaines, puis elle sortira de sa tanière, pendant seulement quelques heures, la nuit ou à l'aube, pour chercher de la nourriture. C'est ce moment que choisiront les braconniers pour accomplir leur dessein.

Peur de la colère d'une mère.


Quand les oursons ont atteint l'âge requis, les braconniers attendent que leur mère parte en quête de nourriture. Ils savent qu'ils disposent alors de 2 à 4 heures. Ils forment un tas de feuilles mortes à l'entrée de la grotte, sur le trajet présumé de la femelle, et y mettent le feu. Si elle revient trop tôt, elle sera sans doute tuée. Les braconniers craignent la colère des ours colliers, dont les mères ont la réputation d'être particulièrement protectrices et féroces quand un danger menace leurs petits...
Ils entrent.
Deux hommes entrent dans la grotte, non sans avoir vérifié que la mère n'y était pas de retour par une autre entrée. Pour en être certains, ils jettent quelques pierres à l'intérieur. Si elle est là, ils se précipiteront dans un arbre en l'entendant charger. Si la grotte reste silencieuse, ils y entreront, une torche enflammée à la main pour éclairer leur chemin.

Une grotte soigneusement choisie.


Les ourses à collier choisissent soigneusement la grotte où elles vont mettre bas. Elle comporte en général au moins deux « chambres », en particulier dans les zones où coexistent d'autres prédateurs dangereux pour les oursons, tels que les hyènes ou les léopards. La chambre située le plus profondément dans la grotte forme souvent une sorte de puit à l'accès difficile. C'est là qu'elle donnera naissance à ses oursons. Bien que son accès soit malaisé, y compris pour elle-même, elle garantie ainsi la sécurité des oursons qui ne peuvent pas se sauver en l'absence de leur mère.

Des oursons à la triste destinée.


Tout cela fait du braconnage des oursons un travail herculéen... D'autant que pour les voler, les braconniers se dépêchent, de peur d'être confrontés à la mère, et bien que deux ou trois membres de l'équipe surveillent constamment l'entrée. Serait-ce le poids de la culpabilité ? Quand les oursons ont été récupérés, ils sont jetés dans un sac de jute et rapidement emmenés loin de la grotte. Les braconniers, qui appartiennent à une tribu de la forêt, ne s'en éloignent jamais trop. Les oursons sont donc remis soit directement à un kalandar, soit à un intermédiaire qui se chargera de les envoyer sur les marchés du sud est asiatique, ou de les vendre à des commerçants privés ou à des acheteurs étrangers... Dans tous les cas, sans l'intervention de la cellule anti-braconnage, ils ne connaîtront jamais une vie d'ours.


Agiiir

Notre cellule anti-braconnage a besoin de votre soutien pour continuer son travail. Envoyez nous vos dons en spécifiant bien le nom de la campagne « ours en Asie ».
Vous pouvez également nous aider à prendre soin des ours que nous avons sauvé. Rendez-vous pour cela sur notre page Parrainage.


# Posté le dimanche 17 février 2008 15:03

Modifié le mardi 03 juin 2008 12:37

LA CHASSE EN BOITE

LA CHASSE EN BOITE
L'Afrique du Sud est le pays qui accueille le plus grand nombre de chasseurs en mal de sensations fortes et en quête de nouveaux trophées grâce à une pratique qu'on nomme en France « la chasse en boîte ».
Dans ce pays 300 lions environ, pour la plupart nés en captivité, sont légalement tués chaque année.


Des tours-opérateurs peu scrupuleux organisent cette « chasse en boîte » qui permet de chasser certaines espèces protégées dans des parcs privés. Cette chasse engendre de gros bénéfices par le biais de taxes d'abattage très élevées. Pour satisfaire la demande croissante de touristes peu respectueux envers les animaux sauvages ; plus particulièrement les lions ; des fauves d'élevage, de cirque ou de zoo sont enfermés dans des enclos. Pris au piège, l'animal ne peut échapper aux tirs de chasseurs fortunés qui n'hésitent pas à débourser jusqu'à 30 000 Euros pour obtenir le privilège de chasser. Cette pratique est organisée en accord avec les autorités locales car elle rapporte des bénéfices non négligeables aux propriétaires des chasses et à l'Etat qui en prélève des taxes substantielles.

Une nouvelle réglementation


En janvier 2007, le Ministère en charge de l'environnement et du tourisme a fait savoir qu'une nouvelle loi réglementerait cette chasse par le nombre de permis délivrés mais qu'elle ne serait pas interdite. Son porte-parole a déclaré : « La quantité de lions en captivité est un grave problème. Peu d'entre eux pourront être accueillis dans les zoos. Recourir à l'euthanasie est inévitable car il est impossible de placer autant d'animaux ».
Les éleveurs affirment que nourrir les lions représente un énorme budget inutile. Selon eux, l'euthanasie est la seule alternative aux pertes financières engendrées par la nouvelle réglementation.
Le gouvernement sud-africain doit être mis face à ses responsabilités et apporter une solution pour que ces lions ne soient pas massacrés et que cette « chasse en boîte » soit définitivement prohibée.


Pour que ces lions ne soient pas massacrés et que cette « chasse en boîte » soit définitivement prohibée, nous vous invitons à écrire courtoisement à l'ambassade d'Afrique du Sud - 59, quai d'Orsay - 75007 Paris

# Posté le dimanche 17 février 2008 15:28

Modifié le mardi 03 juin 2008 12:36

LE FOIE GRAS

LE FOIE GRAS
Le rapport par lequel le scandale est arrivé.
Le 16 décembre 1998, le Comité scientifique pour la santé et le bien-être des animaux de la Commission européenne publie une enquête sur la production de foie gras. 93 pages qui concluent que le gavage est néfaste au bien être des animaux.
C'est grâce à ce texte que la Commission européenne a pris des dispositions encadrant mieux cette pratique.

Maladie


Il est mentionné que le grossissement du foie est bien une affection pathologique (une maladie induite mais une maladie quand même), ce qui est confirmé par le fait que les palmipèdes mourraient si le gavage se poursuivait, ne serait-ce que quelques jours de plus. Il note que le nourrissage par gavage fait souffrir les oies et canards puisqu'ils éprouvent de l'anxiété, du stress et de la douleur.

Décès en grand nombre


Il indique que les animaux subissent des fractures (de 30 à 70%) et que les cages individuelles sont à bannir à cause du grand inconfort qu'elles engendrent. Il souligne, en outre, que le taux de mortalité est très élevé : les décès avant l'abattage peuvent aller jusqu'à 15%, mais la moyenne les fait tourner entre 2 et 4%, ce qui est déjà 10 à 20 fois supérieur à la "norme" d'environ 0,2% pour des palmipèdes équivalents mais non gavés.

Critique


Ce texte, très critique, a été élaboré par des scientifiques, dont plusieurs Français.
Il a immédiatement suscité l'inquiétude des producteurs. Ainsi, en page 52, il est écrit "Comme les Français, en nombre croissant, deviennent concernés par le bien-être animal, il semble probable que les ventes de foie gras seront affectées. [...] Si aucune action reconnue du public n'est prise en vue d'améliorer le bien-être des animaux, un déclin lent ou rapide des ventes de foie gras est possible." Le rapport ne demande pas l'interdiction pure et simple du gavage, craignant que cela ne conduise à l'émergence d'un marché noir. En revanche, il réclame, au minimum, que le gavage industriel avec des machines soit prohibé.

Un enquêteur de One Voice s'est rendu dans un centre de gavage. Son récit donne la mesure réelle de ce type de pratiques.

Canards haletants


Nous sommes le 8 décembre dans les Deux-Sèvres, il fait 7 degrés dans le hangar uniquement éclairé par quelques néons. Il est 18h, l'heure du gavage du soir, l'autre ayant lieu à 6 h. Sur les 560 canards que contient la salle, tous placés dans des boîtes plastiques exiguës empêchant tout mouvement, la moitié en est au 27ème gavage, le dernier. La plupart d'entre-eux sont en train de haleter, le bec grand ouvert : l'énorme foie comprime les poumons, surtout chez les oiseaux, qui n'ont pas de diaphragme.

Morts


Certains n'ont même plus la force de soulever la tête. Ce matin, trois ont été retrouvés morts. Leurs cadavres en ont rejoint d'autres dans un coin, à moins d'un mètre des vivants. Ce soir, l'éleveuse les trouve tous vivants, ce qui paraît lui être une heureuse surprise. Elle tâte les jabots pour ne pas "trop forcer" en ce dernier jour avant l'abattage.
Un canard presque mort peut encore "donner son foie", mais "ceux qui ne tiennent pas le choc" signifient une perte d'argent.

Vis sans fin


Toutefois le lendemain matin deux autres sont mort, avant même le dernier voyage de 500 mètres vers la salle d'abattage. L'éleveuse reconnaît que si une fois elle n'a eu qu'une seule perte, une autre fois elle en a comptabilisé plus d'une vingtaine. Les doses à ne pas trop dépasser, elle connaît pourtant bien tout cela car elle gave depuis 15 ans déjà. Elle a des gestes sûrs, précis, pour sortir du panier en plastique la tête du palmipède apeuré et pour ouvrir son bec.
Elle introduit le long tuyau de l'entonnoir, déformant le cou et même l'½sophage au passage. Elle appuie sur une manette qui met en route le moteur actionnant la vis sans fin au milieu de l'entonnoir, et les gros grains de maïs entiers légèrement cuits dans l'eau chaude sont poussés en avant.

Prostrés


Presque tous les canards se débattent avec énergie pendant ce temps-là, bien inutilement dans leur étroit casier de plastique. Presque tous secouent ensuite vigoureusement la tête, et l'un d'eux arrive même à expulser ainsi une dizaine de grains vers le sol déjà jonché d'autres grains baignant dans un ou deux millimètres d'eau sale, et parfois une mare de fientes - "La fosse doit être pleine." Ils ont tous de quoi boire, mais aucun n'en profite après le gavage. Certains dressent encore la tête, toujours haletants, mais la plupart sont prostrés.

Saleté


Dans la rangée suivante, un canard tape à grands coups de bec ("c'est pour cela qu'ils sont partiellement débecqués") sur son voisin souffre-douleur, mais ceux-là n'ont pas encore eu leur ration biquotidienne. Ils sont tous très sales, incapables de faire leur toilette pour la partie arrière du corps, couverte systématiquement d'éclaboussures de fientes. À part deux rangées le long des murs, ils sont disposés dos à dos et s'éclaboussent les uns les autres en faisant leurs besoins, même s'il existe en-dessous une sorte de rigole pour recueillir le plus gros. Tout cela disparaîtra au dernier "bain", dans l'eau bouillante après l'égorgement, et ne se verra évidemment pas au niveau des consommateurs.
En attendant, dans leur carcan de plastique, ils ne peuvent pas bouger du tout, ni même atteindre leur glande uropygienne, située à la base du croupion ; sinon ils le feraient régulièrement pour s'enduire de cette sécrétion qui sert à maintenir l'imperméabilité du plumage.

Camion


Le lendemain matin, les fermiers, leur famille (enfants y compris) et des employés sont là très tôt. On démonte donc les cages plastiques des supports, l'ensemble étant largement éclaboussé de fientes, et on les entasse dans un camion. Direction une unité d'abattage et de préparation de foie gras et de produits dérivés, située à seulement quelques mètres.

Etourdissement


Les canards sont débarqués dans une pièce carrelée de blanc. Là, la fermière les sort un par un et les approche d'un mur où se trouve vissé un système d'étourdissement électrique. Elle leur enfonce la tête à l'intérieur, puis le courant passe. C'est la méthode préconisée officiellement, obligatoire parce que considérée comme "humaine", celle qui leur évite d'être égorgés en pleine conscience comme dans un abattage rituel.

Cônes de signalisation


Chaque animal se débat sous l'influence du courant. Puis elle les retire et les enfonce la tête en bas dans un système-maison formé de trois cônes de signalisation routière d'où dépasse la tête pendante de l'animal, affirmant que ça convient très bien. Elle enfonce alors son couteau dans le bec ouvert du canard et sectionne les carotides qui sont sous la langue, précisant que c'est aussi facile que de couper le cou : "Chacun sa technique !".
Le sang s'écoule alors à gros bouillons dans un des trois seaux se trouvant sous l'engin.

Hématome


Le surlendemain, après l'abattage, a lieu la découpe et à la préparation des différents morceaux - aiguillettes, cuisses, magrets, manchons. Un des cadavres sortis de la chambre froide a une aile injectée de sang - presque un hématome d'un bout à l'autre – et le patron dit qu'il faut "déclasser" cette aile car elle n'est pas commercialisable. Il explique : "vous avez vu qu'ils sont dans des logettes plastiques très étroites. L'aile a dû se retourner et rester coincée ainsi."

La Pologne dit non


La Diète polonaise (le Parlement) a adopté en 1998, une loi sur la protection des animaux qui est entrée en vigueur en 1999. Texte où l'on trouve notamment l'interdiction de l'élevage et de l'engraissement des canards et des oies pour la production de foie gras.
Les animaux ne sont pas seulement malades.
Ils souffrent aussi de troubles du comportement. Des éthologistes (spécialistes du comportement), tel le professeur René Dayan (faculté d'agronomie, Université Catholique de Louvain) ont prouvé qu'il cause de la souffrance, c'est-à-dire "une réduction critique d'un état subjectif de l'animal qu'on appelle son degré de bien-être". Comme celui-ci résulte de la satisfaction d'un certain nombre de besoins de base, leur absence partielle ou totale amène cette souffrance qui découle, en plus, de stimuli causant la douleur et le stress.

Privations


Pour les palmipèdes gavés, les insatisfactions ne manquent pas, et les stimuli négatifs abondent : la souffrance est indéniable.
La première des privations est celle des besoins comportementaux : les activités naturelles ne sont pas possibles pendant la phase de gavage, les conditions d'hébergement étant incompatibles avec le bien-être des palmipèdes pour les raisons suivantes : le confinement dans des cages de batterie qui peuvent être encore inférieures à celles des poules : 25 cm par 15.
Dans ces 375 cm2 il est impossible à l'animal de bouger, sans parler d'étendre une aile. Un canard n'y est pas seulement gêné mais aussi blessé, notamment au cou quand il dépasse de la cage. Et quand ils deviennent plus gros, certains ne peuvent même plus passer la tête au travers, ce qui les oblige à vivre constamment courbés.

Surpopulation


La surpopulation, quand ils sont dans des "parcs collectifs" de gavage, c'est-à-dire 15 à 18 sur 3 m2, occasionne du stress, de l'agressivité et des coups de becs. Comme pour les poulets, les canards sont débéqués à l'âge de 2 semaines. Pour des facilités de manipulation, on leur arrache également les griffes des pattes qui ne repousseront plus. Le bec d'un canard est son principal organe sensoriel, il s'en sert normalement pour percevoir les aliments sous l'eau. Le débécage restera extrêmement douloureux toute sa courte vie. Ces pratiques de mutilations existent dans tous les élevages, même les élevages dits traditionnels.

Manque d'eau


D'autres privations leur sont imposées. Ainsi, l'absence d'eau, car même en prairie avant gavage, il est impossible de nager et de nettoyer correctement son plumage (il reste desséché car le graissage naturel des plumes ne peut se faire).
Le fait de devoir manger et boire passivement leur est pénible, car le nourrissage de force ne prend que peu de temps, alors que dans la nature ou en basse-cour, ils passent plus du tiers de leurs journées à la recherche de nourriture.

Nourriture


Puis vient la privation des besoins physiologiques, car la nourriture (poudre de maïs cuit et salé mélangée à de l'eau) qu'on leur fait ingurgiter n'est pas une alimentation équilibrée. Les palmipèdes ne la mangeraient pas d'eux mêmes, en tous cas pas dans de telles quantités. Car il n'y a pas d'autogavage, sauf chez des individus dont on a détruit une partie du cerveau. Le choix, spontané ou appris, des aliments adéquats pour la santé, ne peut plus s'effectuer.

Absence de contacts


La privation des besoins sociaux est particulièrement grave, car il s'agit d'espèces grégaires cherchant à former des groupes stables où existe la coopération. Le gavage leur fait vivre une existence où la recherche de contacts est totalement faussée. Il n'y a aucune possibilité de contacts avec les congénères visibles au travers des barreaux, ce qui entraîne une frustration des relations affiliatives et de leurs manifestations, toilettage mutuel notamment.

Conflit émotionnel


Les élevages n'étant composés que de mâles, il y a privation de relations avec les femelles, relations d'autant plus importantes qu'elles s'opèrent chez des espèces à formation de couple stable, fidèle : cela cause un stress social manifeste. Il y a une grave atteinte au comportement due au processus d'imprégnation filiale : dans les premières heures de leur vie, les oisons et canetons s'attachent aux premiers individus qu'ils voient, à savoir des humains : il y a dépendance affective à ces "faux parents" vers lesquels ils se précipitent volontiers. Mais cette tendance est progressivement contrariée par les douleurs croissantes dues au gavage, occasionnant des réponses de fuite très parlantes. Le conflit émotionnel est intense : on veut aller vers les humains et fuir les gaveurs.
Cela devient une réelle anxiété.

Douleur


Et il y a la douleur elle-même, celle liée aux maladies et les souffrances qui viennent des récepteurs sensoriels de la bouche et du gosier, blessés par les passages répétés de l'embuc ou de l'aliment brûlant, mais aussi de l'élargissement de la rate et du foie, pressant sur d'autres organes comme les poumons.

Comportements anormaux


Enfin, le stress car : "Des perturbations de l'environnement répétées imposent à l'animal des mécanismes d'adaptation excessifs qui finissent par être dommageables pour sa santé", comme le souligne le Professeur René Dayan. Il y a stress ponctuel avec augmentation du rythme cardiaque et velléités de fuite, impossibles en cage, pour toutes les manipulations humaines et surtout au moment où le gaveur prend l'animal par le cou ou la tête pour le forcer à ouvrir le bec.
Celui-ci s'agite fortement et manifeste, après le gavage, des comportements anormaux, essayant par exemple de tourner en remuant la tête. Le stress apparaît dès le premier jour de la vie, lors du transport depuis l'élevage du "naisseur", en train ou camion, sans eau ni nourriture. "Le stress répété que subissent les canards explique une large proportion des 4 à 10 % des cas de mortalité qui sont constatés jusqu'à l'abattage" commente René Dayan.

Un foie sur deux d'origine étrangère


Selon le ministère de l'Agriculture, la production a plus que doublé depuis 1993 et a été multipliée par huit en 20 ans. En 2002, le canard représente 96,5 % du total produit alors qu'en 1980 les proportions étaient d'un tiers d'oie pour deux tiers de canard. Au cours des années 1990, la production de canards gras s'est développée plus vite dans l'Ouest de la France (notamment en Vendée) que dans le Sud-Ouest. La part du Grand-Ouest, insignifiante en 1990, représente maintenant 22 % du total produit.
Toutefois, en 2002, la production semble avoir augmenté plus fortement dans le Sud-Ouest que dans l'Ouest.

La hausse de la production en 2002 s'est accompagnée d'une baisse des cours. Le prix moyen des différentes catégories de foies gras de canard « sortie salle de découpe » s'élève à 19,32 euros/kg en 2002, en repli de 12 % sur 2001.

Les importations de foies gras crus de l'année 2002 atteignent 1200 tonnes, moitié canard, moitié oie, en baisse de 19 % par rapport à 2001. La baisse est beaucoup plus marquée pour le canard (– 30 %) que pour l'oie (– 4 %). Les importations de foies gras d'oies restent importantes par rapport à la production : plus de la moitié des foies gras d'oies consommés en France est d'origine étrangère, essentiellement hongroise. Pour le canard, les deux principaux fournisseurs sont la Hongrie (50 % du total importé) et la Bulgarie (45 %).

Développer un foie "gras" par gavage est en soi une maladie.
Elle est appelée techniquement une stéatose hépatique nutritionnelle, processus pathologique donnant une hépatomégalie (c'est-à-dire un foie énorme) et se transformant en hépatonécrose, mortelle. Les animaux doivent donc être tués avant d'atteindre le stade où la maladie les emporte, stade où le foie peut aussi devenir "friable".
Perdant ainsi ses qualités et n'étant alors plus commercialisable, il détermine les dates d'abattage où l'éleveur a le plus de chance d'obtenir une taille optimale avant la mort de l'animal.

Autres affections


Cette maladie est entourée d'un cortège d'autres, auxquelles il faudrait encore ajouter les maladies aviaires habituelles se développant fréquemment dans les élevages.
Les affections hépatiques proprement dites, en plus de l'hépatomégalie, comprennent : les périhépatites (lésions liées à des phénomènes inflammatoires) ; les nécroses (d'origines diverses : infectieuse, toxique et circulatoire) ; des troubles circulatoires associés à une forte hypertension (insuffisance cardiaque ou rénale) ; l'encéphalohépatie (mouvements de cerclage, crises épileptiformes, augmentation de la pression intracrânienne débouchant sur migraines, stupeur, coma et mort) ; l'insuffisance hépatique (troubles fonctionnels divers, associés ou non : anémie, métaboliques, de la circulation, sécrétoires donnant des gastro-entérites, des ictères...). Il s'agit de lésions de stéatonécrose arrivant en fin d'évolution, généralement irréversibles et condamnant l'animal.« Tout ceci prouve qu'il ne s'agit pas là d'un processus normal mais d'un processus pathologique » souligne le docteur vétérinaire Yvan Beck.

Lésions diverses


En plus des atteintes faites au foie lui-même, il y en a beaucoup d'autres, souvent mortelles : lésions provoquées par la pratique du gavage : mal de cou (vers le haut, par introduction trop brutale de l'embuc), mal de jabot (plus bas, perforation de l'½sophage lors du passage de l'embuc, brûlures à cause du maïs trop chaud), asphyxie quand le maïs passe accidentellement dans la trachée, nécroses de fin de gavage, accès de convulsion et mort rapide à la suite de crises d'hypoglycémie (souvent à la suite d'interruption d'alimentation en cours de gavage, le dimanche par exemple !), morts subites par hémorragie hépatique sous l'effet de stress ou de bousculades.
Il existe aussi des accidents dus aux mauvaises conditions de détention : blessures aux pattes sur caillebotis.

Infections secondaires


Il existe aussi d'autres maladies induites directement par le gavage, car les modifications du mode et du type d'alimentation constituent un stress énorme pour l'organisme. Les infections secondaires, appelées "germes de sortie", sont donc le tribut à payer pour pousser la productivité : les parasites (verminoses intestinales) ; les champignons ; les infections bactériennes (entérites, maladies respiratoires, choléra). Ces maladies sont traitées par divers médicaments qui, donnés peu de temps avant l'abattage, laissent des résidus chimiques.
Au terme du gavage, les animaux ont presque doublé de poids, leurs muqueuses et leur peau ont pâli, leur plumage est collé par un enduit gras, leur démarche est difficile, leur abdomen est très lourd et leur respiration haletante car les sacs aériens sont compressés, les oiseaux n'ayant pas de diaphragme. Si le gavage continue, les animaux se couchent à bout de force, asphyxiés, pour mourir." thèse du docteur vétérinaire Castets.

Le sort des canards et des oies destinés au gavage n'a rien d'enviable.
Pour produire du foie gras, les animaux sont soumis à des conditions de stress et de maladie. Des conditions rendues encore plus pénibles dans les centres industriels qui se sont multipliés afin de commercialiser des foies peu chers.

Femelles éliminées


Tout d'abord, le foie gras conduit à la mort des millions de canettes. Les jeunes femelles sont tuées à la naissance, ce en raison d'une réglementation de 1996 qui veut que seuls les canards mâles soient gavés. Car les mâles font, paraît-il, un foie de meilleure qualité. Elles sont éliminées comme les jeunes poussins mâles dans l'industrie avicole : mises vivantes sur des tapis roulants jusqu'à un broyeur, ou parfois, étouffées dans des grands sacs. Des vidéos ont été tournées, en caméra cachée, où l'on voit ces animaux se traîner, agonisants, sur des cadavres.

Gavage


Une fois adultes, après un prégavage d'une dizaine de jours, servant à dilater l'½sophage du palmipède (400 g/jour pour un canard, 700 pour une oie), on entame la phase de gavage précédant la mort : 15 jours pour un canard, de 18 à 24 pour une oie. Les oies reçoivent environ 900g par jour, en 3 à 5 séances (rarement 5). Les canards mulards, hybrides stériles issus essentiellement de canards de Barbarie et de canes colvert représentent 95% des canards gavés (seulement 5% de "Barbarie" purs). Ils sont engraissés avec 800g journaliers voire un peu plus, en deux fois.
Même en France, les élevages en grande majorité utilisent des systèmes industriels, électriques ou électro-pneumatiques. Un canard mulard se voit injecter un demi-kilo de maïs humide en cinq secondes !
L'équivalent de 12 kg de spaghettis arrivant dans notre estomac en 5 secondes, deux fois par jour.

Abattage

À l'abattage, il faut faire saigner l'animal rapidement et totalement pour éviter les traces de sang sur le foie, car il aurait alors moins de valeur, mais l'étourdissement préalable par électronarcose n'évite pas les souffrances.
Les animaux sont suspendus par les pattes et plongés dans un bain d'eau électrifiée. Ils se débattent convulsivement pendant cette phase, et parfois encore après, au moment d'être égorgés.



# Posté le dimanche 17 février 2008 15:54

Modifié le mardi 03 juin 2008 12:35